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Des scientifiques ont découvert des galaxies d'un genre inconnu

Stars | David DeHetre via Flickr CC License by

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Des chercheurs viennent de tomber sur des galaxies dites «ultra-diffuses» dans la constellation de la Chevelure de Bérénice.

En combinant les observations tirées de deux télescopes très performants, le Dragonfly Telephoto Array et celui de l’observatoire Keck, situé à Hawaï, une équipe de scientifiques menée par Pieter Van Dokkum, de l’université de Yale, a découvert des galaxies d’un nouveau genre, signale Gizmodo: des galaxies dites ultra-diffuses, dont les formes cotonneuses rappellent des nuages.

Sur le site de l’observatoire Keck, Pieter Van Dokkum aide à se représenter la nature de ces systèmes particuliers avec une certaine poésie:

«Si la Voie lactée est une mer d’étoiles, alors ces galaxies récemment découvertes sont comme des mèches de nuages.»

Ces trouvailles sont situées dans la constellation dite de la Chevelure de Bérénice, c’est-à-dire à 300 millions d’années-lumière de notre planète. Par ailleurs, ces différentes galaxies sont d’une ampleur égale à la Voie lactée: 60.000 années-lumière de largeur. En revanche, l’une de leurs caractéristiques diffère profondément de notre réalité céleste. En effet, elles ne possèdent que 1% du nombre d’étoiles qui éclairent la Voie lactée.

Anomalie

Aaron Romanowski, un des astronomes membres de l’équipe à l’origine de cette découverte, développe:

«Si des extraterrestres vivaient sur une planète appartenant à une galaxie ultra-diffuse, ils ne verraient pas de bande de lumière dans le ciel, comme nous, qui leur indiquerait qu’ils font partie d’une galaxie justement. La nuit, le ciel serait beaucoup plus vide d’étoiles.»

Si des extraterrestres vivaient dans cette galaxi, leur ciel serait beaucoup plus vide d’étoiles

Aaron Romanowski, astronome

Ce qui fascine les scientifiques, c’est que ces galaxies constituent une sorte d’anomalie et ne devraient pas exister. En tout cas, selon les connaissances existantes jusqu’à aujourd’hui sur ces questions. Mais Roberto Abraham, astronome de l'université de Toronto, a évoqué les différentes hypothèses pouvant expliquer la formation de ces systèmes atypiques: 

«Le grand défi, à présent, est de comprendre l’origine de ces mystérieux objets. Est-ce que ce sont des galaxies ratées qui avaient commencé à se former correctement mais ont épuisé leurs ressources de gaz? Étaient-elles autrefois des galaxies normales qui ont été tellement déformées à l’intérieur de la constellation qu’elles se sont dilatées? Ou a-t-on affaires à des morceaux arrachés à leur galaxie d’origine qui se sont ensuite perdus dans l’espace?»

Des interrogations qui sont autant de pistes de recherches pour l’astronomie moderne.

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