Égalités / Monde

Les femmes de Tsahal, l’armée israélienne, n’ont toujours pas le droit aux tanks

Temps de lecture : 2 min

Les tests physiologiques conduits par Tsahal soulignent que la plupart des soldates ne sont pas aptes à conduire des tanks.

Des femmes soldates israéliennes s'entraînent en 1998 | REUTERS.
Des femmes soldates israéliennes s'entraînent en 1998 | REUTERS.

À défaut de l’être en matière de droits humains, l’armée israélienne est en général montrée en exemple pour ce qui est de l'égalité hommes-femmes. Un intense travail de communication est produit par le pays pour véhiculer cette image, que ce soit à travers des articles et vidéos produits par l’armée elle-même ou via des clichés soigneusement choisis exposés au musée de la Haganah à Tel Aviv, une organisation clandestine paramilitaire qui préfigura Tsahal, créée en mai 1948.

Au sein de l’armée israélienne, les femmes accèdent à 92% des différents emplois et peuvent depuis près de dix ans occuper des postes de combats, même si c’est encore assez rare (3%). Il reste donc encore 8% de postes qui ne leur sont pas encore ouverts, dont les tanks. Une barrière que ses dirigeants s’apprêtaient à faire tomber, avant de faire marche arrière.

Aptitudes physiologiques

La raison? Les tests physiologiques qu’elle aurait conduits sur un échantillon de volontaires ne se seraient pas révélés concluants. La plupart des femmes ne seraient pas aptes à conduire des tanks, selon le rapport dévoilé par le journal israélien de gauche Haaretz. En revanche, selon le quotidien, des femmes ont été admises ces derniers mois à des cours pour diriger des drones, ainsi qu’à ceux d’un corps d’élite:

Pourquoi alors ne pas créer des équipes mixtes dans les tanks? L’armée argue, comme pour les sous-marins, que l’intimité des femmes risquerait d’être menacée... Pourtant l’Australie, la Suède et l’Allemagne ont d'ores et déjà autorisé des équipes mixtes dans les sous-marins.

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