Culture

Les hommes derrière GTA racontent les débuts de la franchise

Temps de lecture : 2 min

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Rockstar Games

«Dans une des idées de mission que nous avions, mais que l'on n'a pas gardée ensuite, il fallait aller brûler des églises. Aujourd'hui, on se ferait probablement arrêter pour ça.»

On savait que les créateurs de GTA n'étaient pas à une polémique près. Dans le cadre de la série «Comment on a fait» du Guardian, Keith Stuart a rencontré un des développeurs et artistes, Mike Dailly, ainsi qu'un concepteur du jeu, Paul Farley.

Ce dernier explique qu'ils voulaient «se moquer de la culture américaine et pouvaient faire à peu près tout ce qu'ils voulaient, puisque, dès le départ, le plan était d'avoir un jeu disponible uniquement aux plus de 18 ans. Alors parfois, on allait trop loin», explique-t-il en faisant référence à la mission où le joueur devait brûler des églises.

En fait, explique Mike Dailly, tout l'esprit de GTA –la liberté offerte aux joueurs– était présent dès le début du studio. Dans Race'n'Chase, qui deviendra GTA, on pouvait par exemple endosser le rôle des flics ou des criminels, raconte-t-il.

«Dave Jones [le fondateur de DMA Design, depuis devenu Rockstar North] était fasciné par l'idée de juste donner aux joueurs les outils et de les laisser faire ce qu'ils veulent. Il y avait peut-être quelque chose comme sept développeurs qui bossaient dessus. Tous les petits effets comme la capacité de pouvoir renverser des piétons venait de quelqu'un qui disait: "Hey, ce serait cool si on pouvait faire ça."»

En ce qui concerne GTA, Paul Farley explique que lorsqu'il est arrivé sur le projet, «cela ressemblait à un jeu vidéo de conduite merdique en 2D»:

«On a ensuite eu l'idée de permettre au joueur de commencer des missions en se rendant devant les cabines téléphoniques, et c'est devenu beaucoup plus libre et ouvert. L'équipe de développeurs était un peu résistante: ils n'avaient jamais envisagé qu'un joueur puisse explorer la carte pendant deux ou trois heures.»

Il raconte également leurs heures de recherche pour élaborer les villes... Et, malgré ce que l'on pourrait croire, aucun des deux hommes n'avait imaginé le succès que rencontrerait GTA, au fil du temps. GTA V s'est vendu à 11,2 millions d'exemplaires, en l'espace de 24 heures, fin 2013.

Slate.fr

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