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À la recherche des centaines de personnes enlevées par les cartels mexicains

LE 27 avril 2015, les familles des 43 étudiants disparus manifestent à Mexico | REUTERS/Tomas Bravo

LE 27 avril 2015, les familles des 43 étudiants disparus manifestent à Mexico | REUTERS/Tomas Bravo

Un photographe et un écrivain ont rencontré les proches des Mexicains portés disparus.

Il y a quelques mois, 43 étudiants étaient enlevés par un gang et disparaissaient sans laisser de trace dans l’État du Guerrero, au Mexique. Cette histoire, qui a fait beaucoup de bruits dans les médias, cache une réalité bien plus tragique: plus de 400 personnes ont été portées disparues l’année dernière dans la ville d’Iguala, d’où sont originaires les étudiants. Fin février, Slate.fr vous parlait justement de ces disparitions, qui, malheureusement, sont bien plus nombreuses qu’on ne le croit:

«Depuis décembre 2006, plus de 23.000 personnes ont disparu, selon les chiffres officiels (Unidad Especializada de Búsqueda de la Procuraduría General de la República). Plus de la moité de ces disparitions se sont produites depuis l'arrivée au pouvoir d'Enrique Peña Nieto, en 2012, et seulement six cas ont abouti à une condamnation.»

Le site Wired rapporte que c’est à cause de cette tragédie que le photographe Chris Gregory et l’écrivain Jeremy Relph ont décidé de partir à la recherche de ces personnes disparues et de comprendre qui elles étaient. Ils ont ainsi rencontré plusieurs personnes dont les proches ont disparu depuis plusieurs mois voire plusieurs années. Et à chaque fois, la police n’a pu obtenir que peu d’informations, laissant les familles seules et sans réponse.

Ils en ont tiré une série de photos, où l’on peut voir des proches de disparus refuser de délaisser l’enquête et partir à la recherche d’indices, même les plus infimes: morceaux de vêtements, sacs, sources anonymes à propos des tombes sauvages où ils pourraient être enterrés, etc. D’autant plus que ces familles se méfient des policiers, qu’elles soupçonnent d’être de mèche avec la mafia locale.

«La frontière entre la police et le cartel est complètement floue, explique Chris Gregory, et la peur de ces gens est profonde et totale.»

Les photos de Chris Gregory sont à voir sur son site

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