Culture / Monde

Cannes: un incident diplomatique avec Taïwan

Temps de lecture : 2 min

«The Assassin» DR Festival de Cannes
«The Assassin» DR Festival de Cannes

Si la plupart des films à Cannes n'ont désormais plus vraiment de nationalité, co-produits de manière internationale, parfois réalisés dans une langue qui n'est pas celle du réalisateur (comme pour les italiens Matteo Garrone et Paolo Sorrentino ou le grec Yorgos Lanthimos), il est certains pays qui tiennent encore à ce que l'on ne commette pas d'erreur.

Dans son édition du 16 mai 2015, The Hollywood Reporter, magazine de référence de l'industrie du cinéma, rapporte que l'organisation du Festival de Cannes a provoqué une colère immense à Taïwan, en écrivant sur le programme que le film du réalisateur Hou Hsiao-hsien, The Assassin, était un film venant de Chine.

«Les officiels de Taïwan, pays autonome, et amer rival de la Chine continentale, étaient furieux de la façon dont Hou était décrit de "nationalité chinoise" dans le programme officiel, et furieux également de l'absence du drapeau taïwanais au Festival. La porte parole du ministère des affaires étrangères, Anna Kao, a expliqué que les représentants du pays en France s'en sont plaints aux organisateurs, qui ont alors modifié le texte sur le site, pour dire qu'Hou était originaire de Taïwan, et promis de faire flotter le drapeau taïwanais devant le Palais.»

Le malentendu intervient cependant en plein réchauffement des relations entre Taïwan et la Chine, puisque début mai, quelques jours avant l'ouverture du Festival de Cannes, Eric Chu, le chef du parti au pouvoir à Taïwan (le Kuomintang), a été reçu par le président chinois pour la première fois depuis sept ans.

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