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Une journaliste américaine explique comment les Français font pour gérer leurs trop nombreuses vacances

Château de Lourmarin | decar66 via Flickr CC License By

Château de Lourmarin | decar66 via Flickr CC License By

Une correspondante de la radio publique américaine en poste à Paris se plaint d'avoir trop de congés.

On ne se lasse jamais des articles de correspondants étrangers qui décrivent à leurs lecteurs les particularismes de la société française avec l’enthousiasme d’un ethnologue qui vient de découvrir une nouvelle tribu. Cette fois, c’est Eleanor Beardsley, journaliste de la radio publique américaine, NPR, qui tente d’expliquer aux lecteurs américains un problème très français: comment faire dans un pays où il y a «trop de vacances».

La journaliste, qui réside en France et est mariée au journaliste français Ulysse Gosset, explique que les périodes de vacances sont calquées sur l’année scolaire, ce qui oblige les parents à se creuser la tête pour trouver des activités pour leurs enfants, sans même parler des budgets qu’ils doivent dépenser...

«Beaucoup de gens se rendent à leur maison de campagne s’ils en ont une», et d’ailleurs «c’est comme si tout le monde avait un château où se replier», lui dit pour plaisanter un ami américain. L’autre solution prisée consiste à mettre en contribution les «grandparents» (en mauvais français dans le texte), têtes blanches qui pullulent dans les rues des grandes villes à chaque période de vacances. 

Mais, à côté de ces descriptions pittoresques, la journaliste analyse aussi ce que cet excès de vacances révèle des inégalités sociales dans le pays, vues depuis Paris où elle réside comme la majorité des journalistes étrangers: il y a d’un côté les privilégiés, ceux qui ont leur maison de vacances et un réseau de grands-parents pour les épauler, et les enfants pauvres, laissés pour compte de la société de loisir, descendants des immigrés africains et nord-africains, qui se contentent des centres de loisir municipaux.

Et en ce mois de mai ponctué de quatre jours fériés, l'auteure explique la notion de «pont» («making the bridge»!), puisqu'avec le jeudi férié de l'Ascension les Français prennent leur vendredi pour faire le pont.

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