Culture

A Cannes, il y a toujours un «film choc»

Temps de lecture : 2 min

C'est ainsi que la critique qualifie déjà «Le fils de Saul», de László Nemes. Et c'est plutôt de bon augure pour lui.

DR. Festival de Cannes
DR. Festival de Cannes

Au troisième jour du Festival de Cannes, voilà déjà le film labellisé «choc» de cette édition 2015, selon Première:

Ou encore selon Les Echos:

RFI précise même: «Après la séance de presse, les premières réactions des spectateurs sont aussi intenses que le moment qu’on vient de vivre:

«"C’est un film très troublant, très choquant, très extrême et claustrophobique. C’est tellement fort qu’il y a presque un refus par rapport à ce qu’on voit" dit l'un. "Je suis un peu sous le choc, mais c’est courageux à s’attaquer à cela."»

Le pitch, de fait, permet de mieux comprendre pourquoi tout le monde est si choqué. Le Monde le résume ainsi:

«A l’automne 1944, Saul Ausländer, juif hongrois, est affecté à l’un des Sonderkommandos (commandos spéciaux) du camp d’extermination d’Auschwitz. Avec d’autres déportés, il fait descendre des convois ferroviaires les juifs venus de toute l’Europe, des ghettos ou d’autres camps, les mène jusqu’au vestiaire des chambres à gaz, les fait s’y déshabiller avant de les y pousser. Les membres des Sonderkommandos sont autorisés à survivre jusqu’à ce que les SS les éliminent, afin d’effacer les traces de leur crime.

Après l’assassinat des déportés d’un convoi à la provenance incertaine, Saul et ses codétenus découvrent un enfant qui a survécu sous l’empilement des cadavres. Les gardes l’achèvent, mais Saul croit avoir reconnu son fils.»

Il y a tous les ans un «film choc», comme il y a tous les ans une «palme du coeur»...

L'an dernier, c'était The Tribe, un film néerlando-ukrainien de Myroslav Slaboshpytskiy, l'histoire d'un gangs d'étudiants sévissant dans un pensionnat de sourds et malentendants...

Dans Le Figaro:

Dans Première:

Ou sur Allociné:

En 2013, c'était Heli, film mexicain d'Amat Escalante, racontant l'engrenage violent de très jeunes gens sur fond de détournement de drogue, présenté dès le premier jour du Festival. Sur Allociné:

Sur le site de RFI:

Sur celui de Première toujours –qui était alors plus interrogatif:

Ou encore sur le site de TF1:

En 2012, Amour de Michael Haneke le disputait à The Paperboy; en 2011 Polisse remportait le titre; en 2010 c'était Un Prophète...

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Être un choc a beau être un peu convenu, c'est plutôt de bon augure: Amour a remporté la palme d'or, Polisse le Prix du jury; Un Prophète le Grand Prix du jury; Heli a valu à son réalisateur le prix de la mise en scène; et The Tribe, qui était sélectionné à la Semaine de la critique, a valu au sien le Grand prix.

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