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Ce que les choix de prénoms des jeunes parents disent de leurs comportements de consommation

Le «mème» Success Kid.

Le «mème» Success Kid.

Selon Goldman Sachs, on peut comparer le prénom à une marque commerciale.

Alors que l’administration américaine a publié la liste des prénoms les plus populaires donnés en 2014, la banque Goldman Sachs publie un rapport sur les jeunes générations qui fournit un éclairage original sur la signification des dernières tendances suivies par les parents.

Les prénoms les plus populaires pour les garçons (Noah) et pour les filles (Emma), indique ce rapport, ne comptent plus que pour seulement 1% des noms de bébés de chaque sexe. Alors que, vingt ans plus tôt, le prénom-star des garçons, Michael, était donné à 3% d’entre eux et que, pour les filles, le premier du palmarès, Jessica, était donné à 2,3% d’entre elles, révèle le Time.

Les cinq prénoms de garçon les plus populaires représentaient plus de 20% des choix des parents en 1940, contre seulement 4% aujourd’hui.

État d'esprit «rupturiste»

Bien sûr, cette dispersion est la conséquence d’un éventail plus large de choix de prénoms mais elle traduirait avant tout «un appétit pour des marques plus uniques» des jeunes parents. Car, selon Goldman Sachs, on peut comparer le prénom à une marque commerciale. D’ailleurs, les parents plus conformistes, qui prolongent la tradition des prénoms classiques, seraient moins ouverts dans leurs choix de consommation, selon le rapport, souligne par ailleurs le Telegraph. Les choix des jeunes parents, les «millenials», ces générations nées à partir des années 1980, reflètent donc leur préférence pour les petites marques, leur rejet des traditions et leur état d’esprit «rupturiste» et individualiste.

Les cinq prénoms les plus populaires aux États-Unis en 2014 étaient Emma, Olivia, Sophia, Isabella et Ava pour les filles et Noah, Liam, Mason, Jacob et William chez les garçons. Et, pour la première fois aux États-Unis, les Charlotte sont entrées dans le top 10 des prénoms de fille, un choix qui sera sans doute difficile à porter pour certaines d’entre elles.

En France, ces mouvements de mode ont longtemps été initiés par les stars, comme en témoignent les pics d’Alizée et de Lorie au début des années 2000 après la sortie des albums des chanteuses du même nom, ou par la fiction, comme le laisse penser la vague de Léon dans la foulée du film éponyme de Luc Besson.

 

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