Santé

Le manque de sommeil altère notre jugement: évitez de prendre des décisions importantes si vous n'avez pas dormi

Temps de lecture : 2 min

Une étude montre que les gens qui n'ont pas assez dormi sont quasiment incapables de prendre en compte de nouveaux éléments.

Chat qui baille. Gwendoline Quinlan via Flickr CC License by
Chat qui baille. Gwendoline Quinlan via Flickr CC License by

La fatigue joue sur les nerfs et s'accorde avec une certaine irascibilité. Être tendu, mal luné, réagir au quart de tour, sont des symptômes bien connus du manque de sommeil. Il arrive pourtant à tout le monde, tôt ou tard, de faire avec –c'est-à-dire sans repos.

Mais la fatigue affecte aussi directement nos capacités de jugement. Et à un niveau que nous ne soupçonnons pas, à en croire les scientifiques de l'Université de l'État de Washington cités par The National Public Radio aux États-Unis. Ils sont à l'origine d'une étude qui montre qu'à un certain stade, les personnes privées de sommeil ne sont plus capables de prendre en compte les changements de consigne ou de cadre.

L'expérience se présente ainsi: sur une panel de 26 volontaires, la moitié est empêchée de dormir pendant 2 jours, l'autre garde un rythme normal. C'est l'heure du test: les chercheurs leur demandent d'appuyer sur un bouton à la vue de certains chiffres et de s'abstenir pour d'autres. À ce niveau déjà, les personnes qui n'ont pas dormi sont moins efficaces que les autres.

«Complètement dévastée»

Mais c'est quand la consigne est inversée –il faut appuyer à la vue de chiffres qui jusque-là demandaient de s'abstenir– que les choses se gâtent. Les volontaires fatigués par deux nuits sans sommeil ne parviennent pas à adapter leurs réponses. Même après 40 tentatives, la nouvelle règle n'est pas intégrée.

Paul Whitney, le psychologue qui a dirigé l'étude, précise:

«Ce n'était pas seulement que les personnes privées de sommeil étaient plus lentes. Leur capacité à intégrer de nouvelles informations et à s'adapter était complètement dévastée.»

Face à ces résultats, le chercheur conseille d'éviter de prendre des décisions importantes après avoir peu dormi. Ou alors de ménager un temps de réflexion supplémentaire pour envisager les différents éléments à prendre en compte.

Cependant, dans la vie courante, les gens sont plus souvent concernés par un manque de sommeil chronique que par une privation totale sur une période courte, plus facile à observer en laboratoire. Les deux options présentent pourtant des similitudes, disent les spécialistes. Des études complémentaires sont programmées.

En cas de doute, voici le temps de sommeil idéal pour chaque tranche d'âge.

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