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Le niveau de CO2 bat des records à l'approche du sommet de Paris

Usine de Lure (Haute-Saône) | Medjaï via Wikimedia Commons License by

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La concentration de CO2 dans l'air dépasse pour la première fois la barrière des 400 parts par million, confirmant les prédictions en matière de dérèglement climatique et de menace pour la biodiversité.

À quelques mois du grand rendez-vous pour la planète qui se tient à Paris fin 2015, l'Agence américaine d'observation atmosphérique et océanique (NOAA) publie un chiffre inquiétant, quoique prévisible. La concentration mensuelle de CO2 dans l'atmosphère a dépassé en mars, pour la première fois, la barre des 400 parts par million (ppm) dans le monde. 

Matthieu Orphelon, élu EELV, tweete un graphique de la NOAA.

Un tel chiffre avait déjà été mesuré par le centre de recherche en 2013, mais c'était une valeur ponctuelle et locale, relevée à Hawaï le 9 mai 2013. Le nouveau verdict correspond, lui, à une moyenne mensuelle mondiale (400,83 ppm en mars 2015).

Course accélérée vers le réchauffement

Certes, en février encore, il était possible de se rassurer en apprenant que les émissions de CO2 avaient stagné en 2014, ce qui n'était pas arrivé depuis quarante ans en dehors de périodes de récession économique. Il n'en reste pas moins que l'information livrée par la NOAA n'est pas anecdotique.

Ce n'est ni un pic, ni un raté, explique un journaliste de Slate.com, mais une course accélérée vers le réchauffement climatique. À Hawaï, par exemple, la tendance est persistante: 401,29 ppm en avril 2014 et 403,26 en avril de cette année. Et «ça ne veut pas seulement dire qu'on pourra planter des ananas au Canada», ironise notre confrère américain. Il explique que le dérèglement en marche sera trop rapide pour que certaines plantes et certaines espèces animales puissent évoluer  et s'habituer au nouveau climat.

Pour donner un ordre de grandeur, jusqu'à la révolution industrielle, le niveau de CO2 n'avait pas dépassé les 300 ppm durant au moins 800.000 ans.

La conférence mondiale pour la planète se déroule en décembre à Paris et doit mettre en place les moyens de limiter le réchauffement climatique à 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle. Sauf que les résultats des sommets précédents sont peu encourageants sur l'issue de ce rendez-vous planétaire.

 

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