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Récits de Népalais qui ont survécu aux deux séismes de 1934 et 2015

Un homme près de sa maison effondrée dans un village près de Katmandou, le 25 avril. REUTERS/ Navesh Chitrakar

Un homme près de sa maison effondrée dans un village près de Katmandou, le 25 avril. REUTERS/ Navesh Chitrakar

Ils ont plus de quatre-vingts ans, sont népalais et ont eu le «privilège» peu désirable de connaître déjà deux tremblements de terre majeurs, et d'y survivre: celui du 25 avril dernier ainsi que le séisme qui ravagea le pays en 1934. Le Wall Street Journal vient de dresser leurs portraits dans un portfolio.

Le photo-reporter Simon De Trey-White a rencontré plusieurs de ces survivants à double titre dans le village de Bharatigaun, dans le district de Sindhupalchowk, au nord du pays. Les dommages humains ont été particulièrement lourds dans la région, avec 2.100 morts à déplorer, et de lourds dégâts matériels également, à commencer par les champs dévastés. L’endroit, construit grâce à l’argent envoyé par les travailleurs népalais partis à l'étranger, n’est plus qu’un champ de ruines aujourd’hui.

Plus au sud, près de la capitale Katmandou, les images évoquées par les octogénaires népalais sont similaires. Ruku Khattri Chhetri, une vieille dame âgée de 89 ans, se souvient s’être enfuie avec son petit frère de trois ans en 1934. Cette fois-ci, ce sont ses voisins qui l’ont secourue: «Si un autre tremblement de terre se produit, je veux mourir vite, je ne veux pas être blessée», dit-elle. Ram Bahadur Puri, 92 ans, parlait avec sa femme et ses voisins quand le séisme s’est déclaré il ya quelques semaines. Il y a 80 ans, il s’occupait des vaches aux champs quand le drame a débuté. Il avait pris les jambes à son cou, terrifié.

La catastrophe de 1934, de magnitude 8, avait été particulièrement violente. En 2004, le Nepali Times rapportait qu'en une minute «17.000 personnes étaient mortes au Népal et dans le Nord-Bihar (au nord-est de l'Inde)».

Le tremblement de terre du 25 avril 2015 a lui déjà fait près de 8.000 morts et 16.000 blessés. Un vieillard de 101 ans y a survécu: Funchu Tamang a été dégagé des gravats de sa maison une semaine après les secousses, avant d'être hospitalisé. Le miraculé n'était que légérement blessé. 

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