Le harcèlement scolaire laisse plus de séquelles que la maltraitance

Salle de classe | airunique via Pixabay CC

Salle de classe | airunique via Pixabay CC

Une étude montre que les différentes pressions subies par un adolescent ont des conséquences durables sur sa vie, surtout quand elles proviennent de gens de leur âge.

Angoisse, dépression, tendance à la scarification voire au suicide, les adolescents victimes de harcèlement continuent à souffrir, une fois adultes, de symptômes persistants. Et les violences répétées, insultes, rejet social, rumeurs ou coups, laissent plus de traces quand ils sont portés par d'autres jeunes gens que par des adultes, dévoile une étude menée au États-Unis et au Royaume-Uni et publiée dans le magazine The Lancet. Elle montre que, sur le long terme, la violence d'autres adolescents a des conséquences plus prononcées sur la santé mentale des anciens souffre-douleurs que les pressions exercées par des adultes sur les enfants.

Une surprise pour les chercheurs, cités par CNN, qui attendaient des résultats similaires dans les deux cas. Or l'enquête indique qu'une victime de maltraitance a, par exemple, moins de risque de développer des problèmes psychologiques dus au stress à sa majorité qu'un adolescent harcelé par ses pairs.

Le gouvernement français a sorti en début d'année un plan de lutte contre le harcèlement à l'école, phénomène qui touche, selon le ministère, 700.600 enfants du CM2 au collège. Le programme prévoit notamment des formations pour les enseignants. Ceux-ci rencontrent des difficultés à identifier les cas de harcèlement, comme nous le racontions en mars. Comment réagir face à des phrases aussi courantes que violentes comme «tu sers à rien», «t’es trop moche», ou «tu ferais mieux de te suicider»?

À cette pression subie au sein de l'institution s'ajoute la question du harcèlement sur Internet, qui échappe plus encore au contrôle des adultes et qui prolonge parfois la pression collective exercée à l'école.

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