Partager cet article

Elections au Royaume-Uni: «la plus grosse surprise survenue depuis 1945»

David Cameron avec son épouse Samantha au 10 Downing Street à Londres, le 8 mai 2015. REUTERS/Phil Noble

David Cameron avec son épouse Samantha au 10 Downing Street à Londres, le 8 mai 2015. REUTERS/Phil Noble

Le parti conservateur de David Cameron, parti sortant, est donné très largement vainqueur avec 325 sièges contre 232 aux travaillistes. Les résultats finaux seront connus ce vendredi dans la journée, mais il est déjà flagrant que les sondages se sont trompés, puisqu'ils prédisaient un résultat ultra-serré, qui ne l'est pas du tout. Et David Cameron se félicite de sa victoire: 

La Guardian explique que les résultats, «dévastateurs pour le Parti Travailliste et les Démocrates libéraux, et laissant l'Ecosse quasiment sous le contrôle d'un parti unique, le Parti Nationaliste écossais– représente probablement la plus grosse surprise lors d'une élection nationale depuis 1945». 

Le quotidien britannique ajoute même:

«Le parti travailliste, sous le choc, a d'abord mis en cause l'exactitude des premiers résultats, mais s'est mis à admettre, au fur et à mesure que la nuit avançait, que c'était très largement exact. David Blunkett, ancien ministre travailliste, a expliqué: "Les sondages de sorties des urnes étaient justes, c'est une très mauvaise nuit pour nous. Nous sommes renversés par un tsunami"»

Dans un autre article du même Guardian, le chef de la rubrique data, Alberto Nardelli, s'interroge: comment les sondages ont-ils pu se planter à ce point-là?

«Quand les chiffres des sorties des urnes sont tombés à 22H ils semblaient à peine croyables. Quelques heures plus tard, il semble bien que ces chiffres aient même sous-estimé le nombre de sièges que les Tories gagneront, et surestimé la part des Travaillistes. Quand tous les bulletins auront été comptés, les Conservateurs se retrouveront sur le point d'obtenir une majorité absolue– un résultat qui, selon les sondages pré-élections, était considéré comme quasiment impossible»

Les mêmes méthodes qui fonctionnent souvent, qui ont fonctionné aux dernières élections générales en Angleterre, ont ici échoué, comme elles avaient échoué par exemple aux dernières élections israéliennes. «A ce stade, il est encore impossible de savoir pourquoi»

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte