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Sarkozy, Copé, Louvrier: sale journée pour l’UMP (pardon, les Républicains)

Nicolas Sarkozy au siège de l'UMP, le 29 mars 2015, au soir du second tour des élections départementales. REUTERS/Christian Hartmann

Nicolas Sarkozy au siège de l'UMP, le 29 mars 2015, au soir du second tour des élections départementales. REUTERS/Christian Hartmann

Deux grandes figures du parti de droite et un ancien porte-parole du président de l’UMP viennent d’apprendre que leurs soucis avec la justice ne sont pas finis.

Le jeudi 7 mai restera peut-être comme une journée sombre pour l’UMP, qui s'apprête à changer de nom pour se rebaptiser les Républicains. La justice et les médias viennent en effet de placer Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé et Franck Louvrier dans une position délicate.

Nicolas Sarkozy reste mis en examen

Le jeudi 7 mai aurait pu être le jour d'une délivrance pour le président de l’UMP. Il est soupçonné depuis plusieurs mois d’avoir sollicité en 2014, via son avocat Thierry Herzog, le haut magistrat Gilbert Azibert afin «d’influer une décision» ou au moins d’obtenir «des informations confidentielles» à propos d'une décision de la Cour de cassation dans l’affaire Bettencourt, dans laquelle il était mis en cause avant d’obtenir un non-lieu en octobre 2013. C’était dans le cadre de ce dossier qu’il a été mis sur écoute et que des enregistrements ont levé de nouveaux soupçons sur ces possibles interférences dans la justice. La chambre d’instruction a donc confirmé ce matin que les écoutes téléphoniques entre Nicolas Sarkozy et son avocat sont valables. Le président des futurs Républicains reste donc mis en examen pour «corruption active», «trafic d'influence actif» et «recel de violation du secret professionnel».

Pour tout comprendre sur l’affaire des écoutes téléphoniques, nous avions notamment publié un article récapitulatif lors de la mise en examen de Nicolas Sarkozy l’été dernier.

Jean-François Copé aurait bénéficié de prestations gratuites de la part Bygmalion pour son mariage

Le magazine L’Obs affirme que la société Bygmalion, elle même empêtrée dans un dossier de fausses factures présumées, auraient organisé plusieurs prestation pour le mariage de l’ex-président de l’UMP en 2011. «Il s'agit d'une poignée de prestations organisées pour les noces de celui qui est alors secrétaire général de l'UMP, explique L’Obs. Les montants sont faibles, quelques milliers d'euros à peine. Un film de mariage. Une location de matériel vidéo. Des rideaux. Un portant pour les rideaux. Rien de fastueux ni de bling bling, mais certaines d'entre elles n'ont jamais été réglées.»

Des sources citées par L’Obs expliquent que ces prestations, notamment le tournage de la vidéo, auraient été réalisées gratuitement. Jean-François Copé, qui n’a pas encore été entendu par la justice dans le cadre de l’affaire Bygmalion, a affirmé tout ignorer de ces nouvelles mises en cause.

Franck Louvrier placé en garde à vue

Toujours dans le cadre de l’affaire Bygmalion, Franck Louvrier, l’ancien conseiller en communication de Nicolas Sarkozy, vient d’être placé en garde à vue à Nanterre, comme le rapporte Europe 1. Celui dont le domicile avait été perquisitionné fin janvier a répondu à une convocation de l’Office central de Lutte contre la corruption et les infractions fiscales et financières. Les enquêteurs soupçonnent certains membres de l’UMP d’avoir mis en place un système frauduleux afin que le parti prenne en charge 18,5 millions d'euros de dépenses de la campagne présidentielle 2012, grâce à la société Event and Cie, filiale de Bygmalion. Dix personnes ont déjà été mises en examen.

Vous pouvez retrouver notre dossier sur l’affaire Bygmalion ici.

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