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Google n'aura pas les terrains nécessaires pour construire son futur quartier général (mais LinkedIn, oui)

Une vue du futur campus de Google en février 2015.

Une vue du futur campus de Google en février 2015.

Mountain View n'accorde pas tout ce qu'elle veut à l'entreprise.

A mesure que la Silicon Valley grandit, ses entreprises doivent se partager l’immense marché de l’Internet mondial mais aussi, plus prosaïquement... les terrains encore disponibles sur place pour se développer. Or, comme le relate Forbes, le conseil municipal de Mountain View, au cœur de la Silicon Valley, vient de voter pour déterminer qui aura le droit de construire sur les quelque 200.000 m2 de terrain commercial encore disponibles.

A l’issue d’un vote serré, le conseil a accordé à Google à 4 voix contre 3 seulement une partie de l’espace qu’il convoitait pour s’étendre, soit environ 48.000 m2 alors que l’entreprise en demandait plus de 230.000. En revanche, le réseau social professionnel LinkedIn, qui poursuit de son côté des projets d’extension, a récupéré selon la presse locale la part du lion, soit un peu plus de 130.000 m2. Selon le journal économique local qui a sorti l'info, le Silicon Valley Business Journal, cette décision municipale ampute le projet de Google de 78%, contre seulement 12% pour LinkedIn.

Car, poursuit Forbes, ce terrain est suffisant pour seulement l’une des parties du campus géant en quatre espaces imaginé par Google pour son futur siège, projet révélé en février 2015. Poursuivant l’objectif de «brouiller la distinction entre [ses] immeubles de bureau et la nature», le projet pharaonique comprenait, outre les bureaux, des pistes cyclables et des espaces pour des commerces locaux comme des restaurants. De son côté, LinkedIn prévoit aussi un campus et plusieurs équipements comme un centre commercial et un cinéma.

Quand Google s'est installée à Mountain View en 1999, elle n'employait qu'une douzaine de personnes. Aujourd'hui, l'entreprise compte 20.000 salariés sur place. Nouvellement élue sur la promesse de gérer la question de la crise du logement consécutive à la tension immobilière qui règne dans la Valley, lors d'une élection qui était «largement considérée comme un referendum sur la politique de logement» selon le New York Times, l’équipe municipale avait identifié plusieurs terrains encore constructibles, et a manifestement préféré en conserver une partie pour du logement au détriment de Google, qui lorgnait sur le même site.

Selon la responsable du développement économique de la ville, certains électeurs et membres du conseil municipal «ont exprimé leur préoccupation à propos du fait que Mountain View puisse devenir une ville à une seule entreprise, ou mettre trop l’accent sur une seule entreprise».

Lors de l'annonce du projet de nouveau quartier général de Google, le New York Times expliquait par ailleurs que même l'éventualité de nouveaux logements inquiétait certains conseillers: s'ils sont occupés par les salariés du moteur de recherche, alors Google pourrait finir par devenir un bloc électoral dominant...

Le conseil municipal ne devait pas se prononcer sur les projets de construction des entreprises candidates, mais seulement sur leur possibilité d'acquérir des terrains, précise encore Forbes.

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