Économie / Santé

Vous voulez aménager votre temps de travail? Ne demandez pas la permission

Temps de lecture : 2 min

Les vrais winners du bureau sont ceux qui simulent la dévotion au travail...

Corporate Exhibitions: Groupe Schneider History Exhibit  | Phil Manker via Flickr CC License By

Comme dans une publicité pour un déodorant 24h/24, vous souhaitez concilier vie de cadre dynamique couronnée de succès et vie familiale épanouie, articulant sainement votre «work-life balance»? Suivez alors ce conseil très simple d’Erin Reid, professeure de management à la Boston University: ne demandez pas la permission pour aménager vos horaires et vous autoriser de la flexibilité vis-à-vis de vos clients et supérieurs.

La leçon de l’article de la chercheuse, relayée dans le New York Times, découle de ses entretiens de recherche avec plus de 100 consultants d’une grande entreprise américaine de culture «workaholic», c’est-à-dire vouant un culte aux journées longues et aux semaines de 80 heures ou plus, et dénigrant les salariés qui se contentent d’en faire 50. Elle a découvert que les salariés qui organisaient formellement auprès de leurs supérieurs l’aménagement de leur travail, par exemple les femmes après une grossesse, étaient moins bien notées dans leurs évaluations que leurs collègues. Jusque-là, rien de révolutionnaire.

Mais elle a aussi identifié un groupe constitué de petits malins, plutôt composé d’hommes, qui se contentait de s’autoriser ces libertés sans demander l’autorisation au préalable.

«En mode cachette»

Et ces salariés n’étaient pas moins bien évalués que leurs collègues hyper-ambitieux. Ils avaient simplement mis en place des techniques pour faire croire qu’ils étaient eux-mêmes des mordus de travail, par exemple en se couvrant les uns les autres quand l’un d’entre eux devait partir plus tôt. Comme les consultants sont souvent à l’extérieur en déplacement, d’autres s’arrangeaient pour qu’on ne sache pas où ils étaient, ce qui leur permettait de rester chez eux avec leurs enfants ou, mieux, d’aller skier pendant des jours de travail, explique Erin Reid dans la Harvard Business Review.

Une amie m’a parlé récemment d’un jeune manager ambitieux qui développait ce type de stratégie. Il paraît qu’il appelle ça être «en mode cachette». Alors, vous aussi, planquez-vous, simulez et passez plus de bon temps.

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