Monde / Tech & internet

Des candidats à la présidentielle américaine sont déjà victimes de cybersquatting

Temps de lecture : 2 min

L'ex-patronne d'Hewlett-Packard, candidate à la primaire républicaine, a commis une erreur de débutante en n'enregistrant pas le nom de domaine carlyfiorina.org.

Capture d'écran du site carlyfiorina.org, dont le nom de domaine n'a pas été enregistré par l'équipe de la candidate à la primaire républicaine et a été cybersquatté.
Capture d'écran du site carlyfiorina.org, dont le nom de domaine n'a pas été enregistré par l'équipe de la candidate à la primaire républicaine et a été cybersquatté.

Carly Fiorina, l'ex-patronne d'Hewlett-Packard, vient d'annoncer sa candidature à la primaire républicaine pour la présidentielle de 2016. Elle aime mettre en avant son expérience à la tête de plusieurs entreprises du secteur des technologies mais, en ce qui concerne les sites internet associés à son nom, elle a déjà commis une erreur de débutante. En effet, le magazine Wired s'étonne qu'aucun de ses conseillers n'ait eu la présence d'esprit d'enregistrer le nom de domaine carlyfiorina.org, qui a été squatté par quelqu'un qui n'aime pas du tout la candidate.

Quand on va sur carlyfiorina.org, on trouve actuellement le message suivant:

«Carly Fiorina n'a pas enregistré ce domaine. Je l'utilise donc pour vous dire combien de gens elle a licenciés quand elle dirigeait Hewlett-Packard.»

Chaque personne qui a perdu son emploi est représenté par un smiley triste :( et il faut faire défiler la page vers le bas pendant très longtemps pour arriver au bout de cette armée de visages malheureux. À la fin, le site indique le chiffre total: 30.000 personnes licenciées.

Campagne ratée

En 2002, Carly Fiorina avait en effet mis en œuvre une fusion entre Hewlett-Packard et Compaq et de nombreux emplois sont alors devenus redondants. Quelques années après, le conseil d'administration a demandé à Fiorina de démissionner pour cause de mauvaise performance boursière.

Le créateur du site, un employé du syndicat SEIU, a aussi fait une page bonus, avec un mouton qui devient méchant quand on place le curseur dessus. C'est une référence à la campagne ratée de Fiorina pour être sénatrice de Californie en 2010. Pour les primaires, elle avait attaqué son opposant dans une vidéo étrange où il était comparé à un mouton tombant d'un piédestal (avec des vraies images de mouton).

Le «mouton méchant» de la page bonus

Mike Link, qui a créé le site, explique que c'est un projet personnel, qui n'est pas directement lié au syndicat pour lequel il travaille, ni au Parti démocrate. Il en a tout cas bien réussi à faire parler de ces licenciements: toute la presse américaine a évoqué ce détournement de site.

Ce n'est pas la première fois qu'un candidat se fait avoir. Ted Cruz, le chouchou du Tea Party, a aussi récemment été victime de cybersquatting: le site tedcruz.com mène à une page noire avec un message pro-immigration et pro-Obama, soit l'inverse du programme de Ted Cruz.

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