Partager cet article

Le zèbre, le tapir, l'hippopotame, le chameau sont menacés d'extinction

Eléphants dans le parc national d'Amboseli, au Kenya. Benh Lieu Song via Flickr CC License by

Eléphants dans le parc national d'Amboseli, au Kenya. Benh Lieu Song via Flickr CC License by

Plusieurs scientifiques signent un rapport sur la situation critique des grands herbivores dans le monde. 60% sont menacés d'extinction, entraînant des conséquences grave sur leur environnement et pour les humains qui en dépendent.

Elépants, rhinocéros, gorilles et autres végétariens imposants disparaissent à grand train et les services qu'ils rendent à l'écosystème s'effacent avec eux. Le rapport «Collapse of the world’s largest herbivores»(«Effondrement des plus grands herbivores du monde»), publié dans la revue Sciences le 1er mai, dresse le bilan: 60% d'entre eux sont menacés d'extinction. Il s'agit de 74 espèces, incluant le zèbre, le tapir, l'hippopotame ou le chameau, victimes en premier lieu d'une chasse disproportionnée et de la destruction de leur environnement par l'homme. 

Or, les chercheurs lancent l'alerte: ces animaux, essentiellement concentrés dans les pays en voie de développement, rendent de grands services. L'étude les qualifie d'«ingénieurs de l'écosystème». Les bisons permettent d'étendre les prairies, d'autres participent à la dispersion des graines. 

Sécurité alimentaire

Ils profitent aussi à la faune, des plus petits herbivores aux carnivores qui s'en délectent. La situation critique des lions en Afrique de l'Ouest, par exemple, est en partie due à la chasse excessive qui réduit la population des grands herbivores. 

Le péril menace aussi directement les humains, puisque la viande de ces grands animaux représente dans certaines régions un enjeu de sécurité alimentaire.

Le braconnage a sa part de responsabilité dans le massacre en cours. Quelque 100.000 éléphants ont disparus entre 2010 et 2012, rapporte le Washington Post, alors qu'en 2011, l'espèce des rhinocéros noirs d'Afrique de l'Ouest était déclarée éteinte. La faute à des prix ahurissants, regrettent les scientifiques: «Au poids, le prix des cornes de rhinocéros dépasse l'or, les diamants ou la cocaïne.»


 

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte