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Un activiste d'extrême droite a-t-il fourni des armes à Amedy Coulibaly?

La Police devant l'Hyper Cacher de la Porte de Vincennes, le 10 janvier 2015. REUTERS/Yves Herman.

La Police devant l'Hyper Cacher de la Porte de Vincennes, le 10 janvier 2015. REUTERS/Yves Herman.

Claude Hermant, 51 ans, est une figure de l'extrême-droite identitaire bien connue dans le Nord de la France. Placé en garde à vue en janvier 2015, dans le cadre d'une opération franco-belge de démantèlement d'un trafic d’armes, La Voix du Nord le décrivait alors comme «l’ex-leader de la Maison flamande de Lambersart. Fermée en 2012 mais tentant de renaître sous d’autres formes comme à Auchel, c’était un repaire de jeunes skinheads mixant haine du "système", xénophobie et régionalisme flamand.» Par le passé expliquait alors Métro, Hermant avait aussi été mercenaire en Afrique et en Croatie et assuré la sécurité du Front national. Il est, depuis son placement en garde à vue de janvier dernier, resté en détention provisoire.

Ce samedi 3 mai, La Voix du Nord, relayé par FranceTvInfo, explique désormais que son dossier est lourd: «l’ombre des attentats de Paris plane sur le trafic d’armes présumé de [cet homme]». Le quotidien régional cite deux «sources proches du dossier» pour expliquer que depuis plusieurs années, Hermant aurait récupéré «beaucoup» d’armes de guerre venant des pays de l’Est, écoulées dans le milieu du grand banditisme. Mais pas que.

«Dès fin janvier, nous évoquions l’hypothèse que certaines armes auraient été utilisées par Coulibaly. (...) "C’est une piste très sérieuse, en bonne voie de confirmation." (...)

Si le lien se vérifie, il ne serait pas nécessairement direct. "Dans ce genre de trafic, il y a toujours un ou des intermédiaires. Claude Hermant ne connaissait pas forcément la destination finale des armes. Ça montrerait en tout cas la porosité entre certains milieux islamistes et du banditisme." Un autre aspect s’ajoute à ce dossier. Claude Hermant était un informateur de la gendarmerie. Mais il aurait trafiqué les armes, "pour son propre compte, tempèrent nos deux sources, pas celui de la gendarmerie. Il la mouille pour s’en sortir."»

Le 8 janvier 2015, au lendemain des attentats contre Charlie Hebdo perpétrés par les frères Kouachi, Amedy Coulibaly avait tué une policière à Montrouge; le lendemain, il avait commis la prise d'otages de l'hypercacher qui avait fait quatre morts. Il avait été tué dans l'opération de libération des otages.

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