L'entremetteur de Berlusconi: sexe, drogue et gros réseau

Slate.fr, mis à jour le 10.09.2009 à 11 h 47

Le procès verbal dressé par la police italienne lors de l'audition de Gianpaolo Tarantini, et publié par le quotidien « Il Corriere della sera », détaillent une nouvelle fois les frasques de Sivlio Berlusconi. Le document révèle que les multiples affaires de mœurs du chef du gouvernement italien ne sont pas des "incidents de parcours", et traduisent des habitudes régulières.

Tarantini, un jeune entrepreneur ambitieux de 34 ans, voulait approcher le président du conseil. Pour parvenir à ses fins, il a choisi de stimuler le penchant bien connu du chef d'État pour les mannequins, raconte le Corriere. Parmi les call-girls habituées ou occasionnelles, certaines vedettes du petit écran transalpin n'ont pas hésité à accepter des rencontres arrangées et rémunérées.

De son propre aveu, entre les mois de septembre 2008 et janvier 2009, Tarantini s'est fait l'entremetteur d' une trentaine de femmes italiennes et étrangères. Elles ont agrémenté, aux frais du jeune homme, pas moins de 18 parties fines de Berlusconi. Certaines percevaient un millier d'euros pour coucher avec les convives. D'autres étaient simplement défrayées et pourvues en cocaïne, ou s'offraient gracieusement pour « élargir leurs réseaux ».

« Je souhaitais devenir proche du président Berlusconi. (...) J'ai lui ai donc présenté des jeunes filles payées à son insu, en engageant de gros frais. (...) Je tiens à préciser que le recours à des prostituées et à la cocaïne s'inscrit dans mon projet de construction d'un réseau de connivences dans le secteur de l'administration publique, parce que je pensais ces dernières années que les femmes et la cocaïne étaient une clé d'accès pour le succès en société », aurait expliqué Tarantini aux policiers, selon le Corriere. Une enquête a été secrètement ouverte cet été, pour facilitation de la prostitution.

L'entreprise de Tarantini à dans un premier temps été couronnée de succès, puisque Berlusconi l'a rapidement introduit auprès de Guido Bertolaso, président de la Protection Civile, avec lequel l'entrepreneur espérait conclure des affaires.

[Lire l'article complet sur le Corriere della Sera]

Image de une: Souriant à la télévision, janvier 2006, à Rome. REUTERS/Max Rossi

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