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Cinq chansons pour se souvenir de Ben E. King (1938-2015)

Ben E. King au Festival de Montreux, en 2006. REUTERS/Dominic Favre.

Ben E. King au Festival de Montreux, en 2006. REUTERS/Dominic Favre.

De «There Goes My Baby» à «Stand By Me», souvenirs d'une carrière qui a marqué l'histoire du blues et de la soul.

Le chanteur Ben E. King est mort, jeudi 30 avril, à l'âge de 76 ans. Né Benjamin Earl Nelson en 1938, il avait d'abord fait partie du groupe The Drifters avant de se lancer dans une carrière solo en 1960, qui l'a vue composer de nombreux classiques du blues et de la soul. En voici cinq, piochés entre 1959 et 1961, qui resteront dans les mémoires et illustrent le bouillonnement créatif de l'époque.

There Goes My Baby (1959)
 


Le premier hit des Drifters, cocomposé par Ben E. King sous son vrai nom, chanté par lui après que Charlie Thomas, qui devait faire office de lead singer, n'ait pas voulu, et produit par Jerry Leiber et Mike Stoller, deux des stars du Brill Building. La chanson se présente comme un mélange de R&B et d'influences latines, avec des arrangements de cordes, si bien qu'elle sonne, a écrit l'historien de la musique Jay Warner, «comme si vous aviez allumé simultanément deux stations sur la radio de votre voiture, chacune diffusant une chanson différente et les deux fonctionnant pourtant simultanément». Pour cette raison, Jerry Wexler, le patron d'Atlantic, détesta la chanson, qui fut à l'inverse poussée par le fondateur du label, Ahmet Ertegun. A raison, puisqu'elle atteignit la deuxième place des charts.

This Magic Moment (1960)
 


Une chanson coécrite pour les Drifters par Doc Pomus et Mort Shuman, futur adaptateur des chansons de Brel en français et connu pour plusieurs tubes, comme Le Lac majeur. Elle a été reprise de manière mémorable par Lou Reed en 1995, dont la version a été utilisée par David Lynch en 1997 dans Lost Highway.

Save The Last Dance For Me (1960)
 


La même année, Mort Schuman et Doc Pomus (qui écrivait, dans les paroles, à propos de sa lune de miel avec sa femme) écrivent ce nouveau tube pour les Drifters, toujours produit par Jerry Leiber et Mike Stoller. A l'époque, ceux-ci ont comme disciple un jeune homme du nom de Phil Spector, et des rumeurs ont fait état de sa participation aux sessions.

Spanish Harlem (1960)
 


Le premier tube en solo de Ben E. King après son départ des Drifters. Cette fois-ci, la chanson est officiellement coécrite par Phil Spector et Jerry Leiber.

Stand By Me (1961)
 


La chanson la plus connue de Ben E. King, originellement composée pour les Drifters à partir d'un vieux gospel, Lord Stand By Me, réécrit dans une intention plus païenne, et enregistrée de manière presque impromptue. «Bien sûr, les paroles étaient très différentes, a un jour expliqué King. J'ai écrit cette chanson de mon propre point de vue. J'étais tombé amoureux.» Le morceau a donné son titre au film de Rob Reiner qui a révélé River Phoenix, en 1986, ce qui a valu à la chanson de rentrer à nouveau dans les charts vingt-six ans après sa sortie. Sur les derniers plans, on en entend les premières mesures: «When the night has come / And the land is dark / And the moon is the only light we'll see / No, I won't be afraid / Oh, I won't be afraid / Just as long as you stand, stand by me»

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