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Les conflits internationaux améliorent nos systèmes de navigation

Artist's impression of the Galileo constellation | German Aerospace Center DLR  via Flickr CC Licence By

Artist's impression of the Galileo constellation | German Aerospace Center DLR via Flickr CC Licence By

Il y a des bénéfices concrets pour les civils aux querelles entre les grandes puissances.

La concurrence entre certains pays comme les États-Unis, la Russie et la Chine au niveau des systèmes de navigation par satellite a un bénéfice pour les civils. Le blog Indefinitely Wild, du site Gizmodo, explique que ce sont ces conflits internationaux qui permettent d'améliorer nos systèmes de navigation, le plus connu étant le GPS.

Mis en place par l'armée américaine en 1973 et accessible pour tous depuis 2000, la navigation par GPS fonctionne grâce à une constellation de 24 à 31 satellites en orbite autour de la terre, chacun émettant un signal unique. Notre navigateur détermine sa position en comparant les écarts entre lui et au moins 4 satellites.

Le GPS n'est pas seulement utilisé dans les voitures ou pour géolocaliser les gens sur Tinder. Les institutions financières les utilisent pour être précis au millionième de seconde dans les transactions, le matériel agricole pour les cultures et ils sont essentiels pour calculer l'orientation de missiles.

Le coût élevé des satellites GPS et la capacité qu'a le gouvernement américain à pouvoir les envoyer dans l'espace leur a permis de garder le monopole de la navigation. Difficile, donc, de déclencher une guerre contre les États-Unis lorsque vous êtes un pays hostile alors qu'ils peuvent contrôler votre abilité à naviguer et à téléguider des missiles. Constatant le désavantage que ce monopole représentait pour elle, la Russie a elle aussi créé son système, le GLONASS, en 1976. Mais ce n'est qu'en 2011, après une décision de Vladimir Poutine, que le réseau de 24 satellites a pu atteindre une couverture mondiale.

Concurrence

En 2007, Clubic comparaît les systèmes de navigation en projet ou existants. Tout comme la Russie, la Chine a mis en place un système de navigation par satellite national en 2011, Beidou, qu'elle compte rendre mondial grâce à 35 satellites. L'Inde a elle aussi décidé de créer son système en 1999 après s'être vu refuser l'accès au GPS par les États-Unis pendant le conflit de Kargil (Inde-Pakistan). Enfin, l'Union européenne veut elle aussi son propre système, Galileo, qui devrait avoir 30 satellites à disposition en 2020.

Le nombre de satellites que nous pouvons utiliser pour nous géolocaliser a doublé

À ce jour, seuls le GPS et le GLONASS ont une couverture mondiale et la plupart des produits électroniques sont compatibles avec les deux systèmes. De ce fait, le nombre de satellites que nous pouvons utiliser pour nous géolocaliser a doublé et les endroits où notre navigateur ne fonctionne pas se font plus rares. De plus, même si l'un des deux systèmes ne fonctionne plus ou que l'accès y est refusé, il est toujours possible d'utiliser l'autre. Cette concurrence entre les pays permet aussi d'améliorer la précision et la rapidité de localisation de nos navigateurs.

En Europe, les premiers services de Galileo devraient être accessibles d'ici à la mi-2016 rapporte Le Figaro. En 2018, Galileo devrait compter 26 satellites opérationnels et permettre à l'Union européenne de s'affranchir du GPS américain. Mais nous ne sommes pas à l'abris d'un retard: au départ, le programme lancé en 2001 devait entrer en service en 2008. Selon les calculs de Bruxelles, le projet aura nécessité 13 milliards d'euros de fonds publics en 2020. Mais Galileo pourrait aussi générer 90 milliards de revenus et créer entre 15.000 et 20.000 emplois directs, selon certaines études.

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