Sciences

L'optimisme n'influence pas notre travail autant que nous l'imaginons

Temps de lecture : 2 min

Les optimistes ne réussissent pas forcément mieux que les pessimistes.

Smile | wewiorka_wagnervia Flickr CC License By
Smile | wewiorka_wagnervia Flickr CC License By

Research Digest relaie une étude selon laquelle nous en demandons trop à l'optimisme. L'équipe de scientifiques dirigés par Elizabeth Tenney, de l'université de Berkeley (États-Unis), a demandé à des volontaires d'évaluer à quel point une tâche peut être influencée par notre optimisme.

Des exercices mathématiques ont été donnés à des volontaires en en mettant certains dans des conditions qui ne pouvaient que les rendre optimistes sur l'issue de l'épreuve (en leur disant qu'ils allaient le réussir vu leur niveau). Aux autres était souligné qu'il y avait de grandes chances pour qu'ils échouent –de quoi appréhender l'épreuve avec pessimisme.

D'autres participants devaient deviner les performances de ceux qui effectuaient les exercices en fonction des encouragements que ces derniers avaient reçus, tout en sachant que leurs compétences étaient à peu près égales. Les participants «prédicteurs» s'attendaient à ce que les optimistes réussissent mieux que ceux qui se sentaient pessimistes, mais ça n'a pas été le cas.

Surévaluation

L'expérience a été reproduite en utilisant le jeu «Où est Charlie?». Les participants pouvaient fixer les images aussi longtemps qu'ils le souhaitaient et, cette fois-ci, les optimistes ont effectivement mieux réussi le test puisqu'ils étaient plus persistants. Mais ils ont seulement été 5% plus efficaces (un résultat non signifiant car trop bas) et pas de 33% comme l'avaient imaginé les «prédicteurs».

Enfin, une dernière expérience a démontré que, même lorsque les chercheurs n'attirent pas artificiellement l'attention des observateurs sur l'optimisme des participants, les «prédicteurs» surestiment toujours son influence. Neuf participants ont dû estimer comment 99 personnes avaient réussi un test en fonction de leur profil (qui incluait, entre autres, leur degré d'optimisme). Cette fois encore, les effets de l'optimisme naturel des personnes étaient surévalués. Donc ce n'est pas la manière dont les deux premières expériences ont été menées qui a poussé à cette surévaluation.

Conclusion, nous sommes trop optimistes au sujet de l'optimisme (on sait, ce n'est pas très optimiste).

Slate.fr

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