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Bio-Bus, le premier bus britannique «qui roule au caca», a pris son service

Ce bus bio, écolo et local n'a rien pour dégoûter les usagers.

La ville de Bristol porte depuis janvier 2015 et pour un an le titre de Capitale verte européenne 2015. Et, afin de se montrer digne de la distinction, la municipalité britannique a mis en service son «Bio-Bus», un autobus de 40 places qui roule avec du carburant produit par le retraitement des matières fécales de la station d’épuration du coin et des déchets alimentaires: bio, écolo, local.

Le bus avait réalisé son premier trajet en novembre 2014, mais ce n’est qu’à la mi-mars 2015 qu’il a été mis en service sur la ligne numéro 2 de la ville.

Première bonne nouvelle pour les usagers, l’odeur de ce biogaz obtenu par méthanisation (fermentation des matières organiques) est pratiquement identique à celle du gaz naturel.

Il est aussi particulièrement écologique, rejetant 80% d’oxyde d’azote et 20 à 30% de CO2 de moins qu’un moteur diesel et pratiquement pas de particules fines, rapporte le Guardian, dont le journaliste a embarqué dans le biobus. Le site du Bio-Bus nous apprend qu’il peut rouler 300 kilomètres avec un plein, lequel correspond aux déjections organiques annuelles de cinq personnes.

Représentés en train de faire leurs besoins

Sur le plan du design, l’entreprise GENeco a fait le pari de la transparence, en dessinant sur toute la longueur d’un des côtés du «Bio-Bus» des voyageurs occupés à lire ou à téléphoner tout en faisant leurs besoins, afin d’être suffisamment explicite sur le fonctionnement de son bus écologique.

Le “Bio-Bus” est alimenté par les gens qui vivent dans les environs, et sans doute même par ceux qui le prennent

Mohammed Saddiq, dirigeant de dirigeant de GENeco, entreprise bristolienne de traitement des déchets

Interrogé par Slate.com, le responsable presse de l’entreprise assure que les réactions du public ont jusqu’ici été excellentes et que personne ne s’est plaint de se voir représenté en train d’aller à la selle dans les transports publics.

Le «Bio-Bus»

Après tout, expliquait le dirigeant de GENeco, Mohammed Saddiq, dans The Independent lors du lancement, «les véhicules au gaz ont un rôle important à jouer dans l’amélioration de la qualité de l’air dans les villes britanniques, mais le Bio-Bus va au-delà et est alimenté par les gens qui vivent dans les environs, et sans doute même par ceux qui prennent ce bus». Quant aux écoliers qui prennent le bus, poursuit le Guardian, ils adorent l’idée.

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