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A Baltimore, le créateur de «The Wire» demande aux émeutiers de rentrer chez eux

REUTERS/Jim Bourg.

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Alors que des émeutes ont éclaté, lundi 27 avril au soir, à Baltimore suite aux obsèques de Freddie Gray, un jeune Noir mort d'une fracture des vertèbres cervicales après avoir été arrêté par la police, le créateur de la série The Wire, David Simon, a publié un post de blog pour demander aux émeutiers de cesser la violence. Plus tôt dans la journée, la famille de Freddie Gray, ainsi que plusieurs élus et leaders religieux locaux, avaient également appelé au calme.

«Si vous ne pouvez pas demander des réformes et des réparations sans une brique dans la main, vous risquez de gâcher ce moment pour nous tous à Baltimore. Partez. Rentrez à la maison. S'il vous plaît», a écrit David Simon, dont la série examinait, entre autres, les interactions entre police locale et jeunes des ghettos de la ville.  

Les émeutiers, armés de briques, pierres et bâtons, ont blessé une douzaine de policiers et brûlé un magasin et plusieurs véhicules dans les quartiers de l'ouest de Baltimore. Plusieurs journalistes ont aussi été blessés.

Pour David Simon, ancien journaliste au journal local Baltimore Sun, la mort de Freddie Gray, dans des circonstances encore non élucidées, pourait être l'occasion d'initier des réformes:

«Il y a beaucoup de choses à discuter, à débattre et à régler. Ce moment inévitable pourrait conduire, si ce n'est à une rédemption, au moins à une transformation positive de la ville. Les changements sont nécessaires et certaines voix doivent être entendues. Tout cela est vrai et les changements sont possibles, malgré la violence dans les rues.

 

Mais à présent –en ce moment–, la colère, l'égoïsme et la brutalité de ceux qui s'autorisent à être violents au nom de Freddie Gray doivent cesser. Il y avait une vraie force, un vrai potentiel dans les premières manifestations pacifiques en son nom, et il y avait une grande unité lors de ses obsèques aujourd'hui.»

Lundi, la police de Baltimore avait déclaré avoir reçu des informations selon lesquelles plusieurs gangs de la ville –dont les Crips, les Bloods, et la Black Guerrilla Family– s'étaient temporairement alliés pour faire la guerre aux policiers.

Un article de Slate.com rappelle que le quartier où vivait Freddie Gray, Sandtown-Winchester, est parmi les plus pauvres et violents de Baltimore. Près d'un quart des maisons et immeubles du quartier sont vacants et, par rapport à la moyenne de la ville, le taux d'homicides est deux fois plus élevé et l'espérance de vie plus courte de six ans et demi.

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