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Parisiana, Paris-Auteuil, Grand Paris FC... Quelques pistes pour le rebranding du Paris Saint-Germain

REUTERS/Benoît Tessier.

REUTERS/Benoît Tessier.

S'il devait changer de nom, le club francilien pourrait s'inspirer de la stratégie des plus grandes marques.

Avec le possible déménagement de son centre d'entraînement de Saint-Germain-en-Laye, le Paris Saint-Germain pourrait être obligé de changer de nom pour ne plus évoquer la commune des Yvelines, révèle Le Parisien ce lundi 27 avril.

A quoi pourrait alors ressembler le nouveau nom du club? Voici quelques pistes inspirées du «rebranding» de plusieurs grandes entreprises.

1.Absorption par la marque ombrelleNouveau nom: QIA (Qatar Investment Authority)

Dans une optique de centralisation, un groupe peut décider de rapatrier son portefeuille de marques sous une unique marque ombrelle: citons le cas de l’absorption par le groupe Nestlé de la marque Chambourcy ou de la commercialisation des produits de France Télécom sous la marque Orange. Dans le cas de QIA (Qatar Investment Authority), le fonds d’investissement qatari qui détient le PSG, la diversité des activités est telle que l’opération n’aurait aucun sens, d’autant que le fonds est inconnu du grand public.

2.SimplificationNouveaux noms: Parisiana, Fluctuat

Plusieurs groupes ont abandonné un sigle ou un nom composé pour passer à un terme unique, souvent un néologisme. Vivendi a remplacé la Générale des Eaux en 1998, Pinault-Printemps-Redoute (PPR) est devenu Kering en 2013... Tout récemment, le 24 avril, GDF Suez vient de se renommer Engie: «Avec leur agence Publicis, les dirigeants de GDF Suez ont surtout cherché un nom court, prononçable dans toutes les langues et qui évoque l’énergie», précise Le Monde à propos de ce rebranding.

Ces manœuvres lexicales sont souvent liées à une adaptation aux activités du groupe, qui ont pu évoluer depuis l’époque de leur choix de nom. Elles visent également à internationaliser le nom et à simplifier le jeu des sigles qui se rallongent à mesure des fusions entre entreprises. Alors, pourquoi pas oublier le Paris Saint-Germain et accueilli Parisiana (nom d'une ancienne salle de spectacle) ou Fluctuat (début de la devise de la ville –problème, c'est déjà pris)?

3.Abandon au profit du sigleNouveau nom: PSG

Pour se débarrasser d’une réputation devenue un obstacle insurmontable et discréditant l’entreprise, le Crédit Lyonnais a choisi en 2005 de reprendre les seules initiales de la banque, qui est alors devenue LCL. Dans le cas du Paris Saint Germain, l’évocation de la ville où il est né est plutôt un atout: on voit donc mal l’intérêt pour lui de supprimer son nom complet pour ne plus garder qu'un single, sinon celui d’entériner son déménagement de Saint Germain-en-Laye. D'autant que si le Crédit Lyonnais avait changé de nom, c'était aussi à l'occasion d'un rachat par un concurrent, le Crédit Agricole...

4.Mise en avant de l'origine géographiqueNouveaux noms: Paris-Poissy, Paris-Auteuil

Le PSG a beau être une marque internationale, et ses joueurs recrutés dans le pool des meilleurs mondiaux, son identité de marque est inséparable de la région où il est né. Valoriser cette provenance, un peu comme un terroir, pourrait rappeler le choix fait en 2013 par le BHV, le Bazar de l’Hôtel de Ville, de se renommer le BHV/Marais, accolant à son nom d’origine le prestigieux quartier parisien où il se situe et les valeurs de créativité qu’il porte. Si la ville de Poissy, en course pour accueillir le futur centre d'entraînement, était choisie, le PSG deviendra-t-il le Paris-Poissy? Ou pourrait-il se rebaptiser le Paris-Auteuil, du nom de la porte de la capitale près de laquelle se trouve le Parc des Princes?

5.FusionNouveaux noms: Grand Paris FC, Sequana

Le Paris Saint-Germain pourrait choisir de s'allier à d'autres clubs de foot franciliens, le Red Star, le Paris FC ou l'US Créteil-Lusitanos. Une fusion qui pourrait exiger la création d'un nouveau nom comme Sequana, déesse de la Seine, qui arrose l'Ile-de-France (problème, la marque est déjà prise), ou Grand Paris FC. On peut citer ici l'exemple de la fusion de Sagem et Snecma en 2005, qui donna naissance au groupe Safran. Autre solution: la disparition du club fusionné avec le PSG au profit de ce dernier –l'exemple s'est produit avec Danone, filiale la plus célèbre du groupe BSN, qui s'est effacé derrière cette notoriété avec la création du groupe Danone en 1994.

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