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Séisme au Népal: le jour le plus meurtrier de l'histoire de l'Everest

Le sommet du Mont Everest, en mars 2008. REUTERS/Desmond Boylan

Le sommet du Mont Everest, en mars 2008. REUTERS/Desmond Boylan

Un violent séisme d'une magnitude de 7,8 sur l'échelle de Richter a frappé le Népal, ce samedi 25 avril. Selon un dernier bilan, plus de 3.200 personnes sont mortes.

On compte parmi ces disparitions celle d'au moins 18 personnes —selon le porte-parole du ministère du tourisme népalais— qui se trouvaient sur le mont Everest et qui ont été prises dans des avalanches causées par le séisme.

Sur le site du Monde, on apprend que «deux alpinistes expérimentés ont raconté qu'un mouvement de panique s'était emparé du camp de base de la montagne où se trouvaient de nombreuses équipes de grimpeurs, et qui a été "sérieusement endommagé". L'un d'entre eux a ajouté que le séisme avait aussi provoqué une "énorme avalanche".»

Une soixante de personnes sont également blessées, indique l'AFP.

«Nombre d'entre eux tentaient à nouveau leur chance après avoir été privés d'ascension l'année dernière: la saison d'alpinisme avait été annulée après la disparition de 16 sherpas tués dans ce qui était jusqu'alors l'accident le plus meurtrier jamais survenu sur le sommet le plus haut du monde (8.848 m).»

Cet accident s'était produit il y a quasiment un an, jour pour jour, rappelle Newser.

«A l'époque le bilan était le double de la plus grande tragédie qui était survenu sur l'Everest, en 1996 et dont est inspiré Tragédie à l'Everest de Jon Krakauer.»

Huit personnes de trois expéditions différentes avaient alors trouvé la mort.

Contacté par Bloomberg, Ang Tshering Sherpa, le président de la Nepal Mountaineering Association explique que les personnes blessés et les survivants sont héliportés vers Katmandou, la capitale. L'ancien président, Zimba Zangbu Sherpa explique par ailleurs que beaucoup d'alpinistes sont encore bloqués dans deux camps qui se trouvent plus haut que le camp de base.

Présente sur place au moment du tremblement de terre, Ammu Kannampilly, la directrice du bureau de l'AFP au Népal a pu recueillir le témoignage de plusieurs survivants, dont celui de George Foulsham, un spécialiste de biologie de Singapour:

«J'ai couru, couru, et la vague, semblable à un immeuble blanc de 50 étages, m'a aplati. J'ai essayé de me relever et elle m'a aplati à nouveau. Je n'arrivais plus à respirer, je croyais être mort. Lorsque je me suis finalement relevé, je n'arrivais pas à croire que la vague était passée sur moi et que j'étais quasiment indemne. J'ai économisé pendant des années pour l'ascension de l'Everest mais on dirait que la montagne est en train de nous dire qu'elle ne veut pas être gravie pour l'instant. C'est plus qu'une coïncidence de voir ça deux années de suite.»

Bloomberg rappelle que la réputation du Népal —la Mecque des alpinistes— attire chaque année un million de visiteurs:

«Environ 350 personnes attendaient leur tour au camp de base alors que le mauvais temps retardait leur départ. Beaucoup d'autres étaient déjà en train d'escalader la montagne, raconte Zimba Zangbu Sherpa.»

L'AFP prévient de son côté qu'il est probable «que nombre des victimes de l'avalanche de samedi soient des étrangers»:

«L'alpinisme est une source de revenus très importante pour le Népal, pays pauvre dominé par huit des 14 sommets les plus hauts de la planète, tous au-dessus de 8.000 mètres.»

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