Life

Vivre dans les airs, et bloguer

Slate.fr, mis à jour le 30.05.2012 à 13 h 24

Jet Blue

Brendan Ross, jeune texan de 28 ans, attendait un permis de l'Administration de l'Avion Fédérale américaine pour réaliser son rêve et devenir contrôleur de vol quand il décida, pour tuer l'ennui, de passer une annonce sur le réseau Craiglist, demandant de l'aide pour s'acheter un billet d'avion illimité. Le magazine Wired a relevé le défi et lui a acheté un JetBlue pass, qui lui permettra de voler pendant un mois de façon illimitée et quotidienne. Le jeune est devenu ainsi Terminal Man (l'homme du terminal). Le pari passé avec le journal est le suivant: Brendan devra effectuer au moins un vol par jour, le reste du temps, il sera obligé de rester dans un aéroport, y dormir, y manger et y tenir un blog pour le magazine. Autre limitation: un seul bagage et à main, évidemment. De plus, ce sera aux internautes de le guider dans son voyage: ils pourront proposer des destinations pour ses vols à travers le site de Wired.

L'expérience a débuté le 8 septembre à Austin. On peut suivre le voyage du jeune américain sur son compte Twitter: premier vol d'Austin à Oakland, où il a passé sa première nuit à tester les sièges du terminal. Ross une fois envolé, le magazine Wired a soulevé une question : est-ce que vivre entre avions et aéroports pendant un mois peut rendre un homme fou? La réponse est oui selon le psychologue Leon James de l'Université de Hawaii. Le stress du vol, uni au manque de sommeil, pourrait être une recette fatale: «certaines personnes, perdent complètement la tête durant un vol, de manière imprévisible» confirme Andrew Thomas de l'Université de Akron. Brendan a affirmé bien supporter le stress et cultive l'espoir que le staff des aéroports où il va atterrir, pris de pitié, le laisseront dormir dans les confortables salons de classes d'affaires. L'autre crainte des experts est celle de la solitude: la réaction spontanée au stress est celle de s'isoler. Pour combattre ce risque,ils conseillent à Brendan d'être particulièrement amical avec les autres passagers.

Si la pression devait être trop forte pour Brendan, il sera bien évidemment libre d'arrêter l'étrange expérience. En attendant de pouvoir relater les réactions du jeune voyageur, Wired a tout de même posé une condition aux lecteurs qui décideront de son périple: «rien de trop sadique, please».

[Lire l'article complet sur le site de Wired]

Image de Une : Flickr/Caitlin Bart

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