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En Inde, on sait capturer le parfum de la pluie

Paysannes pendant la mousson au Madhya Pradesh, en Inde | Rajarshi MITRA via Flickr CC License by

Paysannes pendant la mousson au Madhya Pradesh, en Inde | Rajarshi MITRA via Flickr CC License by

Les techniques pour créer cette fragrance naturelle sont ancestrales.

L’odeur de l’asphalte mouillé, d’un jardin sous la rosée, de champs détrempés par les précipitations… la pluie se signale toujours par un parfum caractéristique. Et les Indiens du village de Kannauj, au nord du pays, savent le capturer, comme l’explique ce reportage de The Atlantic.

En tombant, la pluie se mélange à différentes bactéries et forme une combinaison, la géosmine. C’est de cette base que l’on tire son parfum. Pour y parvenir, les fabricants de Kannauj utilisent une méthode ancestrale. D’abord, ils cultivent les fleurs qui recueillent les gouttes de pluie et l’humidité. Ensuite, les pétales sont plongés dans l’huile de santal, sous la forme d’une infusion. Le produit obtenu est ensuite transféré dans les distilleries, où on le fait chauffer dans des cuves. La vapeur passe alors dans des tiges de bambou avant de se condenser dans des bouteilles en cuir.

L’odeur de la pluie varie selon l’environnement et les paysages. Mais elle n’est jamais aussi forte qu’en Inde, où le sol desséché doit attendre longtemps avant d’être rafraîchi par les précipitations de la mousson. D’où le nom qu’on donne au parfum de pluie à Kannauj: mitti attar, c’est-à-dire le «parfum de la terre».

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