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Les Etats-Unis ont construit des répliques de centrifugeuses iraniennes dans le Tennessee

Vue aérienne de la centrale Y-12, à Oak Ridge, au Tennessee, où des répliques des centrifugeuses iraniennes ont été construites | REUTERS/Dépliant de l'administration nationale de la sûreté nucléaire des États-Unis

Vue aérienne de la centrale Y-12, à Oak Ridge, au Tennessee, où des répliques des centrifugeuses iraniennes ont été construites | REUTERS/Dépliant de l'administration nationale de la sûreté nucléaire des États-Unis

L'objectif poursuivi par les autorités américaines: assister les relations diplomatiques entre Washington et Téhéran.

Alors que les négociations sur le nucléaire iranien viennent de reprendre à Vienne, le New York Times explique comment les scientifiques américains aident les diplomates à mieux comprendre les capacités nucléaires iraniennes.

Ces dix dernières années, le gouvernement américain a dépensé des millions de dollars pour recréer aux États-Unis des centrifugeuses similaires au matériel iranien. Cet équipement top secret est stocké dans un laboratoire au fin fond du Tennessee, où les experts américains travaillent aussi sur d'anciennes centrifugeuses récupérées en Libye en 2003.

Selon le Los Angeles Times, ces imitations ont été construites grâce à des informations obtenues par des sources iraniennes, ainsi que grâce aux données recueillies par l'Agence internationale de l'énergie atomique.

Projet Manhattan à l'envers

En étudiant ces repliques, les scientifiques américains peuvent dire si les centrales iraniennes sont capables ou non de créer des bombes, et suggérer comment modifier les installations afin qu'aucune arme ne puisse être produite.

Ce travail d'analyse est essentiel à l'avancée des négociations. Le New York Times parle à ce sujet de projet Manhattan à l'envers, c'est-à-dire que, au lieu de travailler à la création d'une bombe comme dans les années 1940, les chercheurs réfléchissent à comment empêcher qu'une bombe soit créée.

Pendant les négociations de mars dernier à Lausanne entre l'Iran et le groupe 5 + 1 (États-Unis, France, Chine, Royaume-Unie, Russie et Allemagne), de nombreux scientifiques –certains en Suisse, d'autre dans des laboratoires aux États-Unis– ont rapidement dû répondre à des questions techniques précises pour assister les diplomates.

Les chercheurs réfléchissent à empêcher la création d'une bombe

Ce sont notamment des scientifiques du laboratoire Argonne près de Chicago qui ont proposé aux Iraniens un plan pour redessiner la centrale d'Arak de façon à ce que les réacteurs ne produisent pas d'uranium utilisable pour faire une bombe. Le New York Times explique que les autorités iraniennes avaient approuvé l'idée.

Parmi les conditions posées par Washington pour un accord, il faut que les centrales iraniennes ne soient pas en mesure de créer l'uranium enrichi nécessaire à la production d'une bombe en moins d'un an.

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