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Au lieu de jeter les coques de noisettes, on peut fabriquer des emballages ou de l'énergie

Hazelnuts/ Axel Naud via Flickr CCLicence By

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Ferrero par exemple réfléchit à utiliser les coques pour les emballages de ses chocolats.

Les producteurs de fruits à coques de toutes sortes et les industriels envoient des tonnes de coquilles à la décharge chaque année. Mais quelques projets innovants, mis en lumière par The Guardian, suggèrent que ces déchets organiques très encombrants pourraient être intelligemment recyclés.

D’abord, il y a l’exemple du géant du chocolat Ferrero, gros consommateur de noisettes pour produire notamment 365.000 tonnes de Nutella par an. Même si les noisettes sont loin d’être l’ingrédient principal de la fameuse pâte à tartiner (seulement 13%, derrière le sucre et l’huile de palme), cela fait quand même un paquet de coquilles dont il faut se débarrasser… Comme le souligne The Guardian, «l’idée de l’entreprise est d’utiliser l’emballage naturel des noisettes pour créer un emballage pour ses chocolats».

Ferrero collabore donc avec Stora Enso, une société d’emballages renouvelables, et PTS, un institut de recherche allemand, pour développer le futur «EcoPaper», avec un budget de 1,2 million d’euros, dont la moitié est financée par l’Union européenne. La mixture idéale est en cours de test: c'est un mélange de fibres de coquilles de noisettes et de pâte à papier classique. Stora Enso commence aussi des expérimentations avec des enveloppes de fèves de cacao (ingrédient qui ne représente que 7,4% du Nutella).

Mais les coquilles d'autres fruits à coque peuvent aussi tout à fait être recyclées. Au Japon, la société NEC expérimente la fabrication de bioplastique avec des coquilles de noix de cajou. Ce qui pourrait être une alternative aux bioplastiques créés avec des plantes comestibles comme le maïs. Au stade actuel des travaux en laboratoire, le bioplastique est assez costaud, résistant à la chaleur et l’eau. Il peut donc être utilisé pour des appareils électroniques.

En Afrique subsaharienne et en Inde, on utilise les coques de cacahuètes pour fabriquer du biocarburant. Mélangées avec du goudron ou de la pâte de tapioca, elles servent aussi de combustible dans les chaudières et poêles domestiques. En Espagne, une entreprise utilise les coques d’amandes pour alimenter des chaudières biomasse.

Alors qu’un producteur de noix de macadamia australien brûle ses coquilles pour en faire de l’énergie renouvelable, la Turquie –troisième producteur mondial de pistaches–  planifie de chauffer les bâtiments publics et privés d’une future «éco-ville», grâce à la combustion de coques de pistaches. D'ailleurs, chez vous aussi, les coquilles de noix ou de noisettes remplaceront parfaitement le petit bois pour allumer un feu de cheminée.

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