Greenspan: «il y aura d'autres crises financières»

«Bien sûr les crises financières sont toutes différentes, mais elles ont une origine fondamentale», explique M. Greenspan. «Il s'agit de la capacité inextinguible des êtres humains quand ils sont dans de longues périodes de prospérité à considérer qu'elles ne vont jamais s'arrêter».
Un an après la faillite de la banque d'investissement américaine Lehman Brothers qui a été suivie d'une crise financière et d'une récession mondiales, Alan Greenspan analyse ce qui s'est passé comme un reflet de la «nature humaine». Il reconnaît que la crise «est de celles qui ne se produisent qu'une fois par siècle» et qu'il ne s'attendait pas à en être le témoin.
Pour autant, M. Greenspan se défend de toute responsabilité. «C'est la nature humaine. Tant que personne ne trouve le moyen de la changer, nous aurons encore d'autres crises». Il reconnaît que le déclencheur de la crise a été le marché américain des crédits immobiliers à risques, les «subprimes», mais estime, en se justifiant, que de nombreux autres éléments auraient pu provoquer la crise. S'il n'y avait pas eu de problèmes avec cette dette toxique: «tôt ou tard quelque chose d'autre aurait émergé».
«Les banquiers savaient tous qu'ils sous-estimaient les risques et qu'à un moment il y aurait une correction. Mais je crains qu'un trop grand nombre d'entre eux ont cru qu'ils seraient capables de s'en sortir juste avant», souligne Alan Greenspan.
Il se montre raisonnablement optimiste pour l'avenir et considère que même si «le processus est difficile», l'économie mondiale remontera la pente. Il met en garde contre le protectionnisme et des régulations trop sévères qui auraient pour effet de réduire le développement du commerce mondial.
«Les récentes tentatives pour re-réguler sont une réaction à la crise. L'impact considérable des marchés globalisés fait penser à de nombreuses personnes dans la finance qu'elles ont perdu tout contrôle. Le problème, c'est que vous ne pouvez pas avoir de liberté du commerce avec des marchés domestiques fortement régulés».
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Image de Une: Alan Greenspan Kevin Lamarque / Reuters
Mis à jour le 09/09/2009 à 10h03

























Serait-il possible que cette personne cesse de nous livrer ses élucubrations?Le fond de sa "pensée" est toujours là"surtout ne pas réguler".
On a vu les brillants résultats de cette théorie...
Et il y a encore des journaux pour lui donner la parole !
C est evident qu'il y a des crises: notre model est fonde sur la concurrence et la competition (scenario gagnant - perdant) alors qu il serait plus efficace de le baser sur la cooperation. (scenario gagnant - gagnant).