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En Afghanistan, il y a beaucoup d'invités aux mariages... et aussi beaucoup d'incrustes

Un banquet en Afghanistan en 2009 | Brian Boisvert via Wikimedia Commons License by

Un banquet en Afghanistan en 2009 | Brian Boisvert via Wikimedia Commons License by

Dans ce pays où l'hospitalité est sacrée, les futurs mariés ne peuvent pas mettre à la porte les «serial-noceurs».

Imaginez-vous débarquer dans une salle des fêtes, ou un restaurant, pour y fêter votre mariage avec vos proches et découvrir, en plus de vos invités et de ceux de votre conjoint(e), 600 inconnus. C’est ce qui est arrivé à Shafiqullah, un Afghan rencontré par le New York Times, qui a dû nourrir 1.300 personnes lors de ses noces au lieu des 700 prévues. Impossible pour lui d’échapper à la note dans un pays où l’hospitalité et le respect des valeurs familiales sont sacrés.

De belles traditions dont certains abusent. Ces «serial-noceurs» sont nombreux en Afghanistan: ils ne viennent pas dans l’espoir de séduire les amies des mariés mais de manger à l’œil.

Des incrustes tellement courantes que les fiancés se doivent de les anticiper. Report de la date du mariage et donc fiançailles interminables, voire rompues, prêts importants souscrits pour payer les noces... Les conséquences sont nombreuses pour les aspirants au mariage, surtout dans un pays aussi pauvre que l’Afghanistan.

Le problème est à présent pris au sérieux par la classe politique. Les parlementaires afghans s’apprêtent à plafonner le nombre d’invités présents dans les salles des fêtes de Kaboul.

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