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Les chimpanzés pourraient être considérés comme des «gens» aux yeux de la loi

Chimp in Thought / Jim Epler via FlickrCC License by

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Une nouvelle étape semble avoir été franchie dans la reconnaissance du droit des animaux.

Il y presque deux ans, le groupe Nonhuman Rights Project (NhRP) portait plainte pour exiger la libération de quatre chimpanzés. Selon eux, Hercules et Leo, cobayes de l’université Stony Brook, ainsi que deux autres singes appartenant à des particuliers, étaient retenus injustement et dans des conditions délétères. L’association estimait que ces singes, en raison de leurs capacités cognitives et notamment celle leur permettant de faire des choix, ont un minimum de droits en matière de libertés.

La juge Barbara Jaffe de la Cour suprême de New York vient de reconnaître le droit à Hercules et Leo de bénéficier d'un jugement et d’utiliser l’Habeas Corpus, habituellement utilisé par les prisonniers humains pour remettre en cause leur détention, comme le précise Sciencemag. Le site The Verge explique qu’un représentant de l’université Stony Brook devra se présenter au tribunal le 6 mai 2015 pour répondre à la pétition lancée par Nonhuma Rights Project. De quoi satisfaire Natalie Prosin, porte-parole de l’association:

«C’est une grande avancée vers ce que nous cherchons: le droit à la liberté corporelle pour les chimpanzés et les autres animaux ayant la même complexité cognitive. Nous avons mis notre pied en travers de la porte. Et peu importe ce qu’il se passe, cette porte ne sera plus jamais complètement fermée.»

L’association pense donc que cette affaire fera date dans l’histoire et qu’elle servira de base pour défendre la cause d’autres espèces animales. «Cela renforce notre argument selon lequel les animaux non humains ne sont pas une propriété», ajoute Natalie Prosin, qui est déjà en train de monter d’autres dossiers:

«Nous avons les preuves scientifiques pour montrer dans une cour que les éléphants, les grands singes, les baleines et les dauphins sont des êtres autonomes et qu’ils méritent le droit à la liberté corporelle.»

Certains spécialistes sont néanmoins plus prudents. Richard Cupp, professeur de droit à l’université de Malibu en Californie, explique à Sciencemag que «la juge veut peut-être tout simplement plus d'informations pour prendre une décision sur la demande de personnalité légale, et a peut-être demandé une audition pour écouter les deux parties plus en profondeur».

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