Sciences

La plus grande structure de l'univers vient d'être découverte... c'est un vide géant

Temps de lecture : 2 min

Des astronomes ont découvert un «blob» sphérique géant large de 1,8 milliard d’années-lumière.

Le «point froid», situé dans la constellation d'Eridan. Image via l'Agence spatiale européenne
Le «point froid», situé dans la constellation d'Eridan. Image via l'Agence spatiale européenne

Il y a 10 ans de cela, un «point froid» était découvert dans la constellation d’Eridan, grâce à son rayonnement cosmologique inhabituellement très froid.

Le blog Espace-temps de L’Obs revient sur cette notion de point froid, expliquant qu’il faut remonter au Big Bang pour bien comprendre de quoi il s’agit:

«Pendant un temps, ce jeune univers était une soupe de particules électriquement chargées qui retenaient la lumière prisonnière. Lorsque les premiers atomes se sont formés, la lumière a pu enfin se libérer. De l'âge "sombre" de l'univers, voici plus de 13 milliards et demi d'années, il nous reste cependant un rayonnement électromagnétique, que l'on a pu détecter: le fond diffus cosmologique (CMB en anglais), dans la longueur d'onde des micro-ondes.»

Le fond diffus cosmologique est de manière générale assez homogène, à l’exception de ce fameux «point froid».

Mais personne n’avait réussi à identifier ou expliquer ce qu’il y avait à cet endroit précis, ni pourquoi son rayonnement semblait si froid.

Beaucoup d’hypothèses circulaient, comme l’explique Discovery News, allant de la découverte d’un autre univers à la simple erreur de calcul, en passant par l’inévitable trou noir. Mais avec les nouveaux résultats fournis par l’université d’Hawaï, et malgré le fait que l’hypothèse d’un «multiverse» ne soit pas tout à fait écartée, les chercheurs estiment désormais qu’il s’agit-là d’un «supervide».

The Guardian précise que ce supervide «n’est pas un véritable vide, comme son nom le suggère, mais il contient environ 20% de choses en moins que dans notre partie de l’univers, ou toute autre région du même genre».

Le supervide n’est donc pas vide, mais beaucoup moins dense en nombre de galaxie. Dans leur étude, les chercheurs ont même découvert qu’il «manquerait» 10.000 galaxies dans cette partie de l’espace, ce qui expliquerait en partie que le rayonnement de cette zone soit plus froid qu’ailleurs.

Il pourrait s’agir «de la structure individuelle la plus grande jamais identifiée par l’humanité», si l’on en croit István Szapudi, de l’université d’Hawaï, qui répondait aux questions du journal britannique.

Mais, si l’on en sait un peu plus sur cette zone, le mystère est loin d’être résolu, il est même en train de s’épaissir.

Roberto Trotta, cosmologiste au à l'Imperial College London explique au Guardian qu’il va falloir comprendre «comment ce vide s’est formé lui-même». Une incertitude qui pourrait, selon certains chercheurs, prouver l’existence de l’énergie sombre, responsable de l’accélération cosmique de l’univers.

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