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La loi de Moore fête ses 50 ans et se cherche un nouveau souffle

Hacker The Preiser Project via Flickr CC License by

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Dimanche 9 avril, la loi de Moore a fêté ses 50 ans. Dans un article publié le 18, 01Net raconte comment «Intel était prêt à donner 10.000 dollars à qui pourrait lui fournir une copie en bon état de ce magazine [Electronics], même si on peut s'étonner maintenant que Gordon Moore n'en orne pas la une».

A l'intérieur, se trouve la première rédaction de ce qui est devenu par la suite la loi de Moore et que Wikipedia résume ainsi:

«Constatant que la complexité des semiconducteurs proposés en entrée de gamme doublait tous les ans à coût constant depuis 1959, date de leur invention, il postulait la poursuite de cette croissance (en 1965, le circuit le plus performant comportait 64 transistors). Cette augmentation exponentielle fut rapidement nommée Loi de Moore ou, compte tenu de l'ajustement ultérieur, Première loi de Moore.»

En clair, comme l'explique 01Net, «avant d’être une révolution en marche, la loi de Moore n’était même pas une loi. Plutôt une prédiction, une sorte d’extrapolation qui voulait, à l'origine, que tous les ans, puis tous les deux ans, les ingénieurs seraient capables de concevoir des puces contenant deux fois plus de transistors dans le même petit carré de silicium».

Le magazine américain Wired raconte qu'à l'époque de cette prédiction, «les transistors étaient de la taille d'une gomme au bout d'un crayon à papier. Aujourd'hui, six millions pourraient tenir dans le point à la fin de cette phrase. La cohérence avec laquelle les puces ont donné raison à la loi de Moore ont donné assez de confiance aux entreprises pour investir dans le développement des technologies complémentaires, des affichages, capteurs et mémoires aux appareils d'imagerie numérique, logiciels et Internet. Le tout, pendant que les prix par unité de puissance baissaient constamment».

Gordon Moore a d'ailleurs exprimé sa surprise quant à la longévité de ce qui est donc depuis devenu la première des lois de Moore. Dans une vidéo publiée par Intel –la société qu'il a ensuite fondée– il explique qu'au fur et à mesure, «c'est devenu quelque chose que les différents membres de l'industrie ont défini comme quelque chose qu'il fallait suivre pour rester dans le coup ou alors se laisser distancer sur le plan technologique», détaille Wired.

 

Le petit problème, c'est que l'on s'attend maintenant à ce que cette loi continue de s'appliquer. Le Wall Street Journal résume ainsi que:

«Alors que les entreprises disent qu'elles pourront encore probablement réduire la taille des puces de silicium (silicon en anglais –d'où la Silicon Valley), pendant environ une décennie, ce travail amène des retours économiques moindres. Certains créateurs de puces limitent déjà leur utilisation des dernières technologies aux produits haut-de-gamme où la performance est plus importante que le coût.»

Comme l'explique 01Net:

«Pour perdurer, la loi de Moore devrait se débarrasser [du silicium], se tourner vers de nouveaux matériaux, de nouveaux supports pour les puces qui animeront les révolutions technologiques de demain: des voitures sans chauffeur aux robots en passant par des drones intelligents. Certains sont déjà désignés comme de potentiels successeurs le GaAs (l’arséniure de Gallium) notamment. De nouveaux matériaux qui dessinent une nouvelle vie pour la loi de Moore, une nouvelle voie pour l’innovation, un nouveau chemin pour que la prophétie continue de se vérifier…»

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