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Les pays qui dépensent le plus pour l’éducation ne sont pas ceux que l’on croit

Un lycée à Nantes. REUTERS/Stephane Mahe

Un lycée à Nantes. REUTERS/Stephane Mahe

Un rapport que vient de rendre public l’OCDE (Organisation de Coopération et Développement Economique) montre les différences importantes selon les pays de la part des dépenses publiques consacrée à l’éducation. Et cela même si cette proportion a augmenté au cours des dernières années dans les pays de l’OCDE pour s’établir en moyenne à 12,9% explique Forbes.

Au sommet de l’échelle, on trouve la Nouvelle-Zélande avec 21,6% de la dépense publique pour l’éducation suivie par le Mexique avec 20,5% et le Brésil avec 19,2%. Les Etats-Unis sont à 13,6%, la France à 10,2%, le Japon (9,1%) et l’Italie (8,6%) ferment la marche.

«Le financement public de l’éducation est une priorité sociale, même dans les pays de l’OCDE où l’engagement public est limité dans d’autres domaines. Entre 1995 et 2008, la part de l’éducation dans les dépenses publiques a augmenté dans 20 des 28 pays dont les données pour les deux années sont comparables», souligne l’OCDE «Les priorités budgétaires ont sensiblement évolué en faveur de l’éducation en Allemagne, au Brésil, au Danemark, aux Pays-Bas, en Suède et en Suisse, où le budget public de l’éducation a augmenté de plus de 20%» ajoute l’organisation.

La signification de ces chiffres dépend pour partie de l’importance relative des dépenses publiques par rapport aux économies. Les dépenses publiques dépassent nettement 50% du Produit intérieur brut (Pib) en France et en Italie tandis qu’elles sont nettement inférieures à ce niveau dans de nombreux pays cités par l’étude. Pour l’OCDE, «certains éléments donnent à penser que les pays où les dépenses publiques sont élevées consacrent généralement une partie moindre de leur budget à l’éducation».

La part des dépenses consacrées à l’éducation doit aussi être appréciée par rapport à la situation démographique, c’est-à-dire aux effectifs d’élèves et d’étudiants par rapport à l’ensemble de la population. La faiblesse de la natalité au Japon et en Italie et au contraire le fait qu’elle soit bien plus importante au Brésil et au Mexique ont un impact mécanique sur les budgets de l’éducation dans la part de la dépense publique.

Mais l’effort en matière d’éducation par rapport aux dépenses publiques témoigne tout de même de l’importance accordée dans un pays à l’investissement dans l’avenir et dans les jeunes générations.

«La part de l’éducation dans l’ensemble des dépenses publiques donne des indications sur la priorité que les gouvernements accordent à l’éducation par comparaison avec d’autres domaines de l’action publique, tels que la santé, la sécurité sociale, la défense et la sécurité», souligne l’OCDE.

 

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