Sciences / Monde

La bière la plus chère du monde est à Paris, selon la Deutsche Bank

Temps de lecture : 2 min

Mais la ville la plus chère du monde est Zurich.

Des bières bougies de Gand en Belgique par Guy Renard via Flickr CC Licence by

7,60 dollars (7 euros), c'est le coût moyen d'une pinte de bière de 500 ml à Paris contre 6,77 dollars (6,3 euros) à Auckland (Nouvelle-Zélande) et 6,22 dollars (5,8 euros) à Zurich (Suisse). La bière la moins chère se déguste à Johannesbourg (1,82 dollar, 1,70 euro). Ce classement est publié par la Deutsche Bank, qui en est à la quatrième édition de son étude annuelle sur les prix dans le monde.

La Deutsche Bank a collecté ces données via Expatistan, une base de données collaborative sur les prix dans le monde qui s'appuie sur plusieurs sources institutionnelles comme l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), l'institut national espagnol des statistiques, etc. et sur les déclarations d'internautes invités à entrer les prix qu'ils connaissent de leurs villes. Sur son site, Expatistan explique sa méthode:

«Nos utilisateurs entrent des prix, de manière collaborative, pour tous les produits, dans toutes les villes possibles. Bien sûr, plus ils rentrent de données, plus la comparaison sera pertinente. S'il y a assez de données disponibles pour certains produits, ceux-ci sont filtrés et sélectionnés. D'abord, les vieilles données sont écartées. Puis, avec les données qui restent, le premier et le dernier quintile [tranche de 20%] sont retirés.»

Le site compte pour l'instant 317.000 utilisateurs ayant entré en tout 1.139.999 prix. Ces données lui permettent de répertorier le coût de 31 éléments allant du prix moyen d'un hôtel cinq étoiles au coût d'une assurance-maladie basique.

Il permet également un classement des villes les plus chères du monde avec en tête Zurich, suivie de San Francisco, Genève et Londres. Dans ce classement, la première ville française est Paris à la 23e place.

Une «carte raisonnablement bonne» des prix

Prudence cependant, lors de la présentation de son étude, la Deutsche Bank rappelle que son enquête n'est pas exhaustive. Pour elle, cette enquête fournit «une carte raisonnablement bonne des prix globaux». Les valeurs présentées sont des valeurs absolues et ne prennent pas en compte le salaire moyen des habitants sur place, comme le rappelle Expatistan dans sa foire à question:

«Le but de l'indicateur qu'a constitué Expatistan n'est pas de trouver la ville la moins chère pour vivre. Un de nos objectifs principaux est de permettre aux utilisateurs, voulant voyager dans une autre ville, de savoir de combien d'argent ils vont avoir besoin (...) il y a beaucoup d'autres sites qui prennent en compte les revenus moyens des villes (...) Expatistan se concentre uniquement sur les prix.»

Le site n'a pas la prétention de devenir un indicateur officiel permettant de mesurer la qualité de vie d'une ville ou d'un Etat comme l'est, par exemple, l'indice de développement humain. Il s'adresse avant tout aux possibles expatriés et aux voyageurs.

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