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Parmi les livres les plus bannis aux Etats-Unis: ceux qui parlent de racisme et d'homosexualité

Une biliothèque par Ian Collins Licence by

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Tout comme les livres abordant les problèmes liées à la drogue ou à la religion.

Le troisième livre le plus banni des bibliothèques américaines en 2014 raconte l'histoire d'un pingouin homosexuel. C'est ce que révèle le rapport annuel de l'association des bibliothécaires américains (ALA) rendu ce 12 avril. L'association dresse un top dix des livres les plus souvent bannis ou remis en cause par la plainte d'un individu, qu'il s'agisse d'un libraire, d'un parent, d'un professeur, etc. Son constat? Dans 80% des cas, il s'agit de livres ayant pour sujet la «diversité», c'est-à-dire des histoires traitant de couples LGBT, de racisme, de maladies mentales ou de questions religieuses, d'après le Washington Post.

Parmi ceux-ci, on retrouve Persepolis, le livre de Marjane Satrapi, en deuxième position à cause de son aspect polémique sur un plan politique. Le premier de la liste raconte l'histoire d'un adolescent amérindien arrivant dans une école de blancs.

Des demandes provenant principalement des parents

L'association des bibliothèques américaines note que ces demandes de retrait proviennent dans 35% des cas des parents. Or, si une demande de retrait d'un parent n'est pas toujours suivie d'effet, Bitchmagazine souligne que les bibliothécaires vont prêter moins facilement un ouvrage qu'ils savent, du fait de la plainte, polémique à la maison.

«Malheureusement, beaucoup [de gens] préfèrent éviter ces conversations complètement plutôt que d'avoir confiance dans le fait que chaque individu est capable de prendre les meilleures décisions possibles pour soi-même et pour ses enfants», regrette Charles Brownstein, le directeur du fonds légal de défense des bandes dessinées, dans le Washington post.

«Les livres sur cette liste parlent de problèmes liés à la couleur de peau, à la sexualité, aux préférences sexuelles, à la religion, à la drogue ou d'autres sujets de notre époque contemporaine. C'est le travail que nous confions à nos auteurs: utiliser l'art pour fournir un lieu sûr au public pour qu'il puisse aborder des sujets de fond d'une manière qu'il lui permet de se faire sa propre idée.»

Une situation qui n'est pas nouvelle. Dans un communiqué de presse, les membres de l'ALA rappellent que son bureau pour la liberté individuelle a analysé les plaintes effectuées contre l'ensemble des ouvrages entre 2001 et 2013. Pour eux, les demandes de retraits d'ouvrages provenant d'auteurs de «couleur» ou traitant de sujets liés aux communautés de «couleurs» seraient disproportionnées.

D'après une étude parue sur Publisher Weekly, le milieu du livre américain est composé pour 89% de blancs.

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