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Dans les «zones bleues», les secrets de longévité des centenaires sont dans l'assiette

grape tomatoes, fresh basil, and feta/ Jeffreyw via Flickr CCLicence By

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Mais aussi dans le mode de vie non sédentaire et les liens sociaux forts.

Vous voulez atteindre voire dépasser les 100 ans? Vivez et mangez comme les habitants des «zones bleues», cinq régions d’Europe, d’Amérique et d’Asie ayant les plus fortes concentrations de centenaires du monde. C’est en tous cas ce qu’affirme Dan Buettner, «explorateur» au National Geographic, après des centaines de rencontres et d’entretiens avec de solides vieillards du monde entier.

Il est l’auteur d’un livre sorti en 2008, décrivant ces styles de vie bien particuliers. Et début avril, Dan Buettner a publié une suite, The Blue Zones Solution (La solution des zones bleues) consacré principalement à l’alimentation. Pour lui, les mangeurs américains devraient prendre exemple sur les habitants de ces endroits où les taux de diabète, d’obésité ou de maladies cardiovasculaires sont particulièrement faibles.

Les conseils de longévité concernent bien sûr le mode de vie en général, comme l’explique NPR: les habitants des «zones bleues» bougent leurs corps, ont des cercles sociaux qui renforcent les comportements sains, prennent le temps de se détendre, font partie de communautés et ont des liens familiaux forts. Mais attachent aussi de l’importance à leur alimentation.

Selon Dan Buettner, ils partagent plusieurs point communs, dont on devrait tirer certains conseils comme «mangez le plus petit repas de la journée l’après-midi ou le soir», ou «mangez principalement des végétaux, notamment des légumineuses. Et mangez rarement de la viande, en petites portions de 85 à 110 grammes» (en moyenne, les habitants de zones bleues mangent des portions de cette taille cinq fois par mois). 

En plus de cela, Buettner explique que chaque zone est caractérisée par des aliments qui semblent être propices à la longévité. Sur l’île d’Ikaria, en Grèce («l’île où les gens oublient de mourir»), la façon de manger va encore plus loin que le régime méditerranéen classique.

Comme Buettener l’explique à NPR, «ce qui distingue cette île d’autres endroits de la région, c’est l’accent mis sur les pommes de terre, le lait de chèvre, le miel, les légumineuses (particulièrement les pois chiches, les cornilles ou “pois à vaches”, et les lentilles), des légumes sauvages, des fruits et des quantités relativement faibles de poisson». Les ingrédients spéciaux très consommés par les centenaires seraient aussi la fêta, le citron et les herbes comme la sauge ou la marjolaine, utilisées dans le thé quotidien.

En Sardaigne, on mange beaucoup de lait de brebis et de fromage comme le pecorino. «Une quantité modérée de glucides, du pain plat, du pain au levain et de l’orge», s’accompagne, pour équilibrer, de beaucoup de fenouil, fèves, pois chiches, tomates, amandes, thé au chardon, et d'un ou deux verres de vin par jour (surtout du cépage Grenache).  

Mais il n'y a pas que le régime méditérannéen qui produit des vieillards en pleine forme. A Okinawa, au Japon, les centenaires ont gardé, malgré les influences extérieures, «l’habitude de manger un aliment venu de la terre et un aliment venu de la mer chaque jour». Les ingrédients plébiscités par les centenaires au cours de leur vie seraient la margose (une sorte de courge), le tofu, l’ail, le riz complet, le thé vert et les champignons shiitake. Et les personnes aujourd’hui très âgées ont aussi bu beaucoup d’infusions aux plantes médicinales.

A Loma Linda, en Californie, une communauté d’adventistes à la longévité exceptionnelle ne fume pas, ne boit pas, ne danse pas… Et suit un régime «biblique», à base de céréales, de fruits, de noix et de légumes. Et seulement de l’eau, jamais un gramme de sucre raffiné ou de soda. Certains mangent un peu de viande ou de poisson. Les aliments fétiches des centenaires? Avocat, saumon, noix, haricots, pain complet et lait de soja.

Enfin, sur la péninsule de Nicoya, au Costa Rica, «le grand secret du régime, c’est “les trois sœurs” de l’agriculture mésoaméricaine: les haricots, le maïs et la courge». A ajouter au menu: papayes, ignames, bananes et fruits du palmier pêche, pleins de vitamines A et C. L’eau du coin est aussi très riche en calcium.

Chaque vivier à centenaires a donc ses aliments traditionnels bien particuliers… Et il n’est pas forcément facile de s’en inspirer. Mais Dan Buettner pense que l’on peut imiter les habitudes alimentaires de ces endroits par des moyens simples, en suivant de grands principes.

Il lance donc aux Etats-Unis le «Blue Zone Project», pour aider les collectivités à s’adapter à ce mode de vie sain. A partir de ses recherches, il a en réalité monté un vrai business: formations en entreprises, ouvrages à succès, coaching, ou encore conférences.

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