Partager cet article

Les scientifiques ont trouvé un moyen de distinguer les dinosaures femelles et mâles

Un dinosaure semblable à Roméo et Juliette, les deux Caudipteryx retrouvés ensemble. Photo Wikimédia CC par Ra'ike

Un dinosaure semblable à Roméo et Juliette, les deux Caudipteryx retrouvés ensemble. Photo Wikimédia CC par Ra'ike

Il leur suffirait d’observer la forme et la taille des ossements de queue chez certaines espèces.

Jusque-là déterminer le sexe des dinosaures était compliqué, les spécialistes se basant souvent sur la présence d’œufs à proximité des fossiles. Mais une équipe de scientifiques de l'université d'Alberta au Canada pense avoir fait une découverte majeure, et ce grâce à Roméo et Juliette.

Il s’agit de deux Caudipteryx de la taille d’une dinde et portant des plumes découverts à quelques centimètres l’un de l’autre dans une roche vieille de 75 millions d’années.  Mais comme le note le site Nature, «déterminer s’il s’agissait effectivement d’un mâle et d’une femelle était compliqué, parce que, comme beaucoup de fossiles, il n’y a pas de traces de tissu, seuls les os sont préservés.»

Cependant, en observant la queue de chaque membre du couple présumé, les paléontologues se sont aperçus qu’il y avait des différences significatives de longueur et de forme chez des os spécifiques de l’arc hémal, situés sur la queue du dinosaure. «Les os sont sûrement plus courts chez la femelle pour faciliter le processus de pondaison», note Nature, alors qu’ils sont plus longs chez le mâle pour faciliter la rétractation de l'appareil reproducteur.

Scott Persons, l’un des scientifiques qui a étudié les fossiles, explique à la CBC que «Roméo avait une queue avec des muscles plus larges responsables des balancements de l’animal», lui permettant ainsi de courber plus sa queue de façon à impressionner la femelle pour la séduire.

«J’imagine Roméo que en train de faire la cour, approchant de Juliette, probablement de face, en montrant les plumes qu’il a aussi sur les bras, et ensuite en secouant sa queue en la levant très haut… puis en l’agitant de chaque côté», ajoute Persons.

Cette hypothèse est séduisante, mais garde ses limites. Le paléontologue Thomas Holtz explique au site Nature que ces critères ne peuvent être appliqués qu’aux petits dinosaures à plumes et qu’il faudra attendre encore avant d’arriver à distinguer les grands dinosaures tels que le Tyrannosaurus rex ou le Tricératops. 

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte