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Pour trouver l’homme idéal, il faut chercher chez les marathoniens

Marathon de Rotterdam, 2014. Photo Flickr CC par Peter Mooney

Marathon de Rotterdam, 2014. Photo Flickr CC par Peter Mooney

La course longue distance serait la manière la plus pertinente de choisir le mâle idéal, biologiquement parlant.

Depuis quelques années, Internet s’amuse à renforcer l’idée selon laquelle les marathoniens seraient «sexy». En 2012, Zeddie Little, jeune homme participant au marathon Cooper River Bridge aux Etats-Unis, devient «le gars ridiculement photogénique» grâce à une photo devenue mème.

De la même façon, la semi-marathonienne Kelly Roberts est devenue célèbre sur Instagram en publiant des selfies montrant des coureurs qu'elle trouve mignons ou amusant en arrière-plan. «Trouver des gens mignons ou qui me font rire est la meilleure distraction pour lutter contre le froid et la fatigue», avait-elle expliqué au Daily News l’année dernière.

 

Mil 2 yummy #hottguysofthenychalf #nychalf

Une photo publiée par Kelly Roberts (@kellykkroberts) le


Cette fois-ci, c’est au tour de la science de venir renforcer cette théorie du marathonien, mais d’un point de vue plus biologique.

Le site Quartz rapporte une étude réalisée par l’université de Cambridge à propos du semi-marathon Robin Hood de Nottingham. Les chercheurs du département d’anthropologie biologique ont analysé les performances de 542 coureurs (439 hommes et 103 femmes) et ont découvert que les plus performants ont été exposés à un taux plus élevé de testostérone prénatale. Cette hormone, responsable du sexe du fœtus, est «associée à des caractéristiques telles que des impulsions sexuelles plus fortes, un meilleur sperme et un meilleur fonctionnement cardiovasculaire», explique Quartz. Un bon marathonien serait donc meilleur quand il s’agit de la reproduction.

Un autre critère, plus étonnant, a été pris en compte par l’étude: la longueur de l’annulaire et de l’index chez l’homme, aussi appelé «indice de Manning». Newsweek explique qu’il s’agit du meilleur moyen pour déterminer l’exposition à la testostérone prénatale, et qu’un annulaire plus long que l’index chez l’homme serait donc également un signe de meilleures capacités reproductrices.

Au-delà de ce critère, le site rapporte également les commentaires du docteur Danny Longman, responsable de l’étude, qui établit un lien avec nos plus lointains ancêtres. Selon lui, les hommes préhistoriques s'occupant de la chasse et étant capables de ramener plus de viande à leur famille, étaient favorisés par les femmes:

«L’observation selon laquelle la capacité d’endurance pendant une course est reliée à un potentiel reproductif chez les hommes suggère que les femmes, dans notre passé de chasseur, considéraient la course comme le signe d'un bon partenaire pour se reproduire.»

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