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Taylor Swift annonce le cancer de sa mère ou l'incitation au dépistage par les stars

Taylor Swift arrive au SNL à New York le 15 février 2015. REUTERS/Carlo Allegri

Taylor Swift arrive au SNL à New York le 15 février 2015. REUTERS/Carlo Allegri

Après Angelina Jolie, c'est au tour de la chanteuse américaine d'attirer l'attention du public sur le besoin de prêter attention aux questions de santé.

Sur son blog, la chanteuse américaine Taylor Swift vient de confier à ses fans que sa mère était malade, atteinte d'un cancer dont elle ne précise pas la nature: 

«A Noël cette année, j'ai demandé à ma mère qu'elle me fasse le cadeau d'aller chez le médecin, pour aller vérifier qu'elle n'était atteinte d'aucune maladie, juste pour pouvoir calmer des angoisses que j'avais. Elle me l'a accordé. Il n'y avait aucun signal d'alarme, et elle se sentait très bien, elle l'a fait simplement pour que mon frère et moi la laissions tranquille avec ça. 

Nous avons eu les résultats et je suis extrêmement triste de vous annoncer que ma mère a un cancer. Je veux tenir secrets les détails de sa maladie, de son traitement, mais elle voulait que vous le sachiez.»

Car l'idée, derrière ce soulèvement du voile sur la vie privée de la jeune femme, c'est d'insister auprès du public sur l'importance du dépistage et de la prévention des maladies. 

«[Ma mère] voulait que vous le sachiez parce que vos parents aussi sont peut-être débordés, à s'occuper de tout ce qu'ils doivent faire, repoussant leurs rendez-vous chez le médecin. Et peut-être que si vous leur rappelez d'aller voir le médecin, ils pourraient être diagnostiqués plus tôt d'une éventuelle maladie, et peut-être qu'alors la bataille qu'ils devraient mener serait plus facile.»

Cette médiatisation d'une question de santé très privée rappelle la façon dont Angelina Jolie a raconté par deux fois dans le New York Times qu'elle était porteuse d'un gêne (BRCA1) rendant extrêmement probable un cancer du sein, qu'elle avait décidé d'avoir recours à une double-mastectomie, puis qu'elle avait décidé d'avoir recours à une ablation des ovaires pour la même raison. 

Efficacité

La façon dont Angelina Jolie s'était ouverte sur sa maladie, dans le but revendiqué d'inciter les lecteurs et lectrices de ses témoignages d'avoir recours à des dépistages voire des chirurgies préventives si besoin, ont eu ce que l'on appelle désormais un «Angelina Jolie effect». 

La BBC expliquait en effet en septembre 2014 que le nombre de personnes s'adressant aux cliniques spécialisées dans le traitement du cancer du sein avait plus que doublé au Royaume-Uni après que la comédienne avait évoqué sa double-mastectomie.

«Une étude a révélé que la nouvelle avait incité les femmes ayant de sincères inquiétudes sur leur patrimoine génétique à demander conseil à des médecins.»

Une équipe médicale de l'université de Manchester menée par le chercheur Gareth Evans avait confirmé à la BBC que l'«"Angelina Jolie effect" avait été durable et mondial».

Le site britannique rappelait aussi que lorsque la star de télé-réalité Jade Goody avait eu un cancer du col de l'utérus, les démarches de dépistage de la maladie avaient également augmenté.

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