Partager cet article

Des ondes acoustiques pour dépister le cancer

Carcinosarome utérin / Nephron via Wikimedia Commons

Carcinosarome utérin / Nephron via Wikimedia Commons

La première version publiée de cet article partait sur une mauvaise traduction qui a créé une confusion regrettable. La technique développée par les chercheurs utilisent les ondes acoustiques et non pas le «son des vagues». Toutes nos excuses aux lecteurs et nos remerciements au commentateur nous l'ayant signalé.

Les chercheurs de l'université de Carnegie-Mellon et de Pennsylvanie ont presque fini de mettre au point une manière de dépister le cancer via des ondes acoustiques. Les scientifiques ont présenté lundi 6 avril, notamment sur le site de l'université de Carnegie-Mellon, les résultats de leurs travaux. Selon l'étude, reprise par Fusion, la méthode devrait «rendre possible non seulement une analyse plus précise et exhaustive des cellules cancéreuses, mais également offrir, potentiellement, de meilleurs traitements contre le cancer, en utilisant des tests moins intrusifs pour l'organisme, prenant en compte la difficulté des patients cancéreux à résister à la chimiothérapie, et permettant des détections plus précoces».

Au cours d'un test sanguin, les scientifiques émettent de micro-ondes sonores via deux transducteurs alors que des cellules, parmi lesquelles se trouvent des leucocytes (globules blancs) et, potentiellement, des cellules cancéreuses circulent le long de ce que Fusion décrit comme un «canal». Au contact de l'onde acoustique, les cellules sont légèrement déviées. Suivant leurs tailles, densités ou leurs volumes, leurs trajectoires changent. Difformes par rapport aux autres, les cellules malades changent de direction et peuvent ainsi être isolées par les scientifiques (voir vidéo ci-dessous).

Une méthode douce rendant la recherche plus simple

Les scientifiques sont parvenus à multiplier par vingt la vitesse du premier modèle qu’ils avaient présenté l’an dernier. La méthode est donc presque adaptée à un test de dépistage classique, s’il on en croit le site de l’institut de technologie du Massachusetts. Un des gros avantages de cette méthode est aussi d’éviter l’usage d’anticorps dans les dépistages. Utilisés pour permettre de concentrer un dépistage sur le sang humain, comme l'explique le Figaro, ceux-ci peuvent perturber la structure et composition chimique des cellules cancéreuses.

Cette méthode permet d’isoler les cellules malades via le jeu d’ondes acoustiques sans perturber leur structure, comme l’explique l’institut de technologie du Massachusetts. Elle pourrait également permettre de comprendre davantage comment ces cellules cancéreuses se propagent dans l’organisme.

Autre avantage non-négligeable, la recherche d'anticorps efficaces, pour détecter des cellules cancéreuses, est un processus long et coûteux. En comparaison, cette méthode serait presque bon marché, d'après Fusion.

Selon l'Institut national du cancer, 365.000 nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués chaque année. La Ligue contre le cancer rappelle que plus la prévention est précoce, plus le traitement de la maladie peut se faire facilement; ce que permettrait ce nouveau dépistage. Les scientifiques espèrent désormais obtenir un brevet, d'après Fusion, pour tester leur méthode à une plus grande échelle. D’après l’institut de technologie du Massachusetts, les trois tests effectués sur des patients cancéreux ont permis d’isoler les cellules malades.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte