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Dans le train d'atterrissage, dans une caisse... les voyages clandestins les plus impressionnants de l’aviation

Underneath a Boeing 747 / Paul Lucas via Flickr CC Licence By

Underneath a Boeing 747 / Paul Lucas via Flickr CC Licence By

The Telegraph rapporte ce mercredi 8 avril l’aventure de Mario Stevan Ambarita, un Indonésien retrouvé dans le compartiment du train d’atterrissage d’un avion à Jakarta. Le passager clandestin a survécu à un vol d’une heure depuis Sumatra, exposé à des températures glaciales. Il a été découvert sur le tarmac, les doigts bleuis et une oreille en sang.

The Telegraph évoque d’autres histoires semblables, comme celle de l’Américain Clarence Terthune. En 1928, il s’était introduit clandestinement dans un dirigeable qui ralliait les Etats-Unis à l’Allemagne. Il avait rapidement été découvert, mais sa manœuvre avait séduit les Allemands qui lui avaient proposé un emploi avant l'atterrissage.

D’autres voyages clandestins sont relatés par The Telegraph, comme celui d'un Roumain de 20 ans qui a survécu à un voyage de 97 minutes à -41°C caché dans un train d’atterrissage entre Vienne et Londres en 2010. L’avion avait volé plus bas qu’à l’habitude à cause d’un orage, ce qui lui avait sauvé la vie.

Moins dangereux, un membre de l’équipe de nettoyage de l’aéroport de Médine (Arabie saoudite), Habib Hussain, était monté dans un avion en partance pour l’Inde sous prétexte de le nettoyer. Il avait été découvert après le décollage par un passager qui voulait utiliser les toilettes…

Plus fort que le train d’atterrissage ou les toilettes, s’auto-envoyer par colis: la BBC racontait en mars l’histoire de Reg Spiers, qui s'était «posté» de Londres à Perth (Australie) en 1964. Comme l'athlète travaillait à l’aéroport pour obtenir assez d'argent pour rentrer chez lui, il connaissait le fonctionnement des exportations et avait décidé de faire le voyage dans une caisse avec paiement à la livraison. Il a expliqué à la BBC:

«J’ai vu des animaux passer tout le temps et j’ai pensé, "S’ils peuvent le faire, moi aussi".»

Reg Spiers a tenu trois jours dans la caisse (1,5m x 0,9m x 0,75m) qu'un ami lui avait fabriquée. Le vol avait pour escales Paris et Bombay, où sa caisse est restée à l’envers en plein soleil pendant 4 heures. Il raconte:

«Il faisait extrêmement chaud à Bombay alors j’ai enlevé tous mes vêtements. Est-ce que ça n’aurait pas été marrant que je me fasse pincer à ce moment-là?»

Il a ensuite réussi à sortir de l’aéroport sans être vu. Mais l’ami qui avait construit la caisse était inquiet et la police et les médias avaient ensuite étaient prévenus.

Si Reg Spiers s’en est bien sorti, ce n’est pas le cas de Brian Robson qui avait failli mourir en tentant d’utiliser la même technique dans le sens inverse quelques mois plus tard, raconte la BBC dans un autre article. Brian Robson avait passé 22 heures la tête à l’envers dans une caisse plus petite que celle de Reg Spiers. De plus, sa caisse avait été chargée dans un avion qui prenait une route beaucoup plus longue que prévu. Il avait été découvert à Los Angeles par un gestionnaire de fret et ne pouvait ni parler, ni bouger. Finalement, la compagnie sur laquelle il avait effectué son «voyage» lui avait offert le billet pour Londres.

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