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Aux Etats-Unis, des tests ADN sont utilisés pour tracer les chiens, de la crotte au propriétaire

poo Petras Gagilas via Flickr CC License by

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Aux Etats-Unis, l’incivilité des propriétaires de chiens toucherait bientôt à sa fin, relate le Washington Post. De plus en plus d’associations de propriétaires et de gardiens d’immeuble demandent aux maîtres d'inscrire leur chien dans un programme de test ADN pour pouvoir retrouver les responsables de déjections canines abandonnées.

BioPet Vet Lab, l’entreprise à l’origine du kit de test ADN «PooPrints» lancé il y a cinq ans, affirme que ses kits sont désormais utilisés dans 1.000 bâtiments, voisinages et parcs pour chiens aux Etats-Unis, y compris dans la région de Seattle où ils viennent de faire leur apparition, soulignait the Seattle Times le 3 avril.

The Seattle Times estime que les quelque 125.000 chiens résidant dans la ville produisent près de 18.750 kg de déjections par jour, et qu’en plus d’être disgracieux ces étrons sont une source de contamination des cours d’eau.

Un problème également mentionné par Eric Mayer, responsable du développement commercial de PooPrints: «Les déchets canins représentent un risque sanitaire», explique-t-il au Washington Post.

Le kit «PooPrints» serait fiable à 99,9%, souligne the Seattle Times. Et il faudrait à l’entreprise 10 à 14 jours pour déterminer quel chien est responsable d’une déjection, ajoute le Washington Post. Au terme de ce processus, le propriétaire dudit chien reçoit une amende, dont le montant peut s’élever à plus de 100 dollars. 

Une somme apparemment suffisamment dissuasive. «L’entreprise certifie qu’après une première infraction peu de maîtres récidivent», note le Washington Post. Même s’il existe toujours des cas récalcitrants. «En Caroline du Sud, nous avons trouvé 18 échantillons de crottes qui appartenaient à la même personne», raconte Eric Mayer au Washington Post.

En France, le laboratoire girondin, Animagène, proposait en 2014 de développer un système similaire d’analyse génétique pour lutter contre les déjections canines, relevait alors Sud Ouest. «L’heure du Big Brother canin» n’a pour autant pas encore sonné dans l’Hexagone, soulignait le quotidien, rien n’obligeant les propriétaires à référencer l’ADN de leurs animaux.

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