Apple ou l'American iDol
Comment se construit la mythologie d'Apple.
- Sur un soldat américain en patrouille en Afghanistan en juillet 2009. Shamil Zhumatov / Reuters -
Quelques jours avant l'annuelle grand messe d'Apple, la communauté Apple avait célébré l'arrivée d'un messie en robe léopard. Les forums et articles spécialisés se sont enflammés et ont porté la bonne nouvelle, prophétisant que l'arrivée du nouveau système opératoire pour Mac sera une révolution. Snow Leopard rendrait encore plus parfait un système d'exploitation qui prétendait déjà l'être. Plus que parfait le Mac? Quasi. Selon un sondage réalisé sur l'image des marques, Apple arrive en tête de toutes les catégories, en particulier «Marque sans laquelle vous ne pourriez vivre» (sic) et «Marque à côté de qui vous aimeriez dîner» (re-sic). Comment expliquer un engouement mystique pour une marque trentenaire et déjà mythique, au point que ses clients définissent parfois leur identité par la fidélité qu'ils entretiennent à l'endroit de la Pomme?
Il existe quelques marques qui dépassent leur statut commercial et deviennent presque des religions. Dans le cas du Mac, c'est simple, selon la formule désormais célèbre d'Umberto Eco dans Comment voyager avec un saumon : Mac est catholique, alors que DOS (PC) est protestant. Si l'explication du célèbre sémiologue italien peut prêter à sourire, elle est toutefois renforcée par Martin Lindstrom, l'auteur du moment en marketing avec son dernier ouvrage Buy.ology. Lindstrom, considéré comme une des cent personnalités plus influentes du monde par le magazine Time, a tenté d'analyser, à l'aide de tests utilisés en neurochirurgie, comment le cerveau humain réagissait lors de l'acte d'achat.
Selon les résultats de cette expérience, certaines zones du cerveau seraient activées de la même manière que le sujet de l'expérience soit confronté à des images religieuses ou à des logos de marques fortes pouvant se prévaloir d'un culte. Une image d'une moto Harley-Davidson, d'une voiture Ferrari ou d'un baladeur iPod produit par Apple déclencherait les mêmes réactions cérébrales qu'une photo du pape!
Apple dispose de son propre pape, Steve Jobs, l'un des co-fondateurs de la marque de Cupertino en Californie. Le très charismatique patron a toujours fasciné les foules par son mode de vie aux antipodes des autres patrons traditionnels, symbole de la nouvelle économie de la Silicon Valley. L'enfant adopté, le bouddhiste pratiquant, le développeur d'un des studios les plus révolutionnaires de Hollywood, le patron viré de sa propre entreprise pour y être rappelé à l'aide devant les résultats catastrophiques en son absence... tout a contribué à la légende d'un entrepreneur hors du commun qui incarne comme personne, à l'exception peut-être de Richard Branson, sa marque.
La nouvelle de la maladie de Jobs avait plongé les aficionados d'Apple dans l'effroi: et si leur label favori s'écroulait en même temps que son grand prêtre? Chaque année, Steve Jobs présentait les nouveaux produits lors de Macworld Conference & Expo, un show remarquable de théâtralité qui lance les tendances. Lindstrom raconte que lorsque Jobs avait annoncé la fin du Newton, un assistant personnel électronique trop en avance sur son temps, et l'avait jeté à la poubelle devant son public, plusieurs personnes dans l'auditoire avaient également piétiné leur gadget en pleurant. Mais l'autorité suprême avait exigé un sacrifice, et il fallait lui obéir. Par la suite, Jobs eut l'idée révolutionnaire — car sa légende stipule également qu'il est à l'origine de toutes les innovations d'Apple — de lancer l'iPod, baladeur multimédia devenu en peu de temps la référence sur le marché.
Ni l'iPod, et son effet de halo, ni l'iPhone, smartphone de légende, n'arborent le logo d'Apple en façade, et pourtant il est impossible de ne pas les identifier immédiatement tant leur design et leur concept trahissent immédiatement leurs origines. Ce qui unifie les produits d'Apple, c'est leur «esprit». Au départ, le choix d'une pomme comme logo n'est pas le fruit du hasard: elle symbolise le fruit défendu qu'Eve partage avec Adam, et donc l'accès à la connaissance. Toutes les machines estampillées Apple doivent être simples, désirables et chères.
Apple ne produit-il pour autant que de bonnes machines? A cette question, plusieurs réponses fusent en fonction de la tribu à laquelle on appartient. Pour les geeks purs et durs, rien ne vaut Linux et son système open source, ou encore Android qui équipe les Smartphones en concurrence avec l'iPhone. Le commun des mortels utilise Windows, qui équipe la plupart des ordinateurs personnels et détient environ 90% du marché. Mais pour les fanatiques d'Apple, la question est presque blasphématoire. Microsoft, et son fondateur Bill Gates, sont le mal: en forçant l'utilisateur lambda à utiliser Windows, Bill Gates empêcherait le progrès et plongerait les utilisateurs de PC dans un obscurantisme technologique. On retrouve des éléments des guerres de religion, et surtout la formidable capacité d'Apple à utiliser le Marketing évangélique, consistant à faire en sorte que ses clients soient également ses meilleurs vendeurs et prescripteurs.
Ce prosélytisme des utilisateurs des produits Apple est récompensé par des temples magnifiques, les Mac stores, dont la cathédrale à New York (The Big Apple) incarne les vertus : un vaste espace consacré aux produits Apple et alliés, le tout baigné d'un éclairage naturel fourni par des vitraux, avec une ambiance sympa, branché et où on peut rester des heures en communion en profitant du Wifi. Les produits Apple bénéficient également du magasin en ligne iTunes, qui permet de recevoir musique, vidéo, ou jeux à domicile. Et l'App store, avec plus d'un milliard de téléchargements en 9 mois, permet à tout utilisateur d'un iPhone ou iTouch de customiser son appareil à l'aide de petits programmes capables de tout faire ou presque. Il est ainsi possible d'être différent en restant comme tout le monde en accessoirisant son gadget favori, à la manière de la poupée Barbie que l'on peut équiper à l'aide de nombreuses tenues pour qu'elle soit unique malgré ses millions d'exemplaires vendus.
On peut noter que le préfixe devant tous les nouveaux gadgets d'Apple, «i», signifie en anglais «moi» ou «je». Chaque objet de désir créé par la firme de Cupertino s'adresse à l'égoïsme ou tout du moins l'ego de l'acheteur. Il ne s'agit pas, comme avec les PC, de vendre une machine. Apple vend un supplément d'âme, qui permet de s'affranchir dans une certaine mesure du commun des mortels. Quand on achète un Apple, on le fait sien en le personnalisant et on transgresse les codes qui veulent qu'il existe d'un côté les programmeurs et les programmés. L'interface Apple est pensé de la sorte: intuitif en théorie, il cesse de reproduire un outil informatique comme on le pensait autrefois, froid et mécanique. Au contraire, une machine Apple donne l'impression d'être une extension de soi. D'où une relation parfois charnelle entre l'utilisateur et son produit, irremplaçable par un autre «iGadget» qui n'aurait pas la même personnalité.
Il semble que désormais le besoin d'appartenance soit apaisé par la façon de consommer et la définition de l'identité qui en résulte. Par ses choix de marques, l'individu assemble des éléments commerciaux qui façonnent une personnalité, comme autant de briques de lego de spiritualité. Ces jolis gadgets fournissent une sorte d'identité d'élite, à une époque où le choix d'un téléphone portable est censé définir la personne qui l'utilise. L'analyse d'Umberto Eco fait toujours sens, même si on peut parfois sentir l'angoisse des adeptes d'Apple qui craignent que leur culte, en gagnant des parts de marché, ne soit finalement plus aussi exclusif.
Etienne Augé
(L'auteur vient de tenter de se convertir au Mac. Sans succès, bien que cet article ait été rédigé sur une machine de Jobs).
Image de une: sur un soldat américain en patrouille en Afghanistan en juillet 2009. Shamil Zhumatov / Reuters
Mis à jour le 11/09/2009 à 16h13










































Cher Etienne Augé, que vous ayez tenté de vous convertir au Mac sans succès me semble énorme, telle est supérieure sa conviviabilité par rapport à Windows. Seul Linux peut lui être préféré.
Rassurez-vous je ne suis pas évangéliste pour Apple, mais simplement un utilisateur satisfait de la qualité du produit.
Cinerea
Pour être honnête, à part la fonction "Spaces" qui est fantastique, je ne comprends toujours pas, en deux semaines d'utilisation, où réside la supériorité de Mac. Ce n'est pas énorme, c'est ainsi. Cela dit, il s'agit juste d'une anecdote, l'article traite d'un autre sujet. Merci pour votre commentaire.
Au départ, le choix d'une pomme comme logo n'est pas le fruit du hasard: elle symbolise le fruit défendu qu'Eve partage avec Adam, et donc l'accès à la connaissance.
C'est juste n'importe quoi... historiquement ce choix est dû au fait que le nom Apple sortait le premier dans l'annuaire, tout geek qui se respecte sait cela...
En parlant de geek celui-ci ne sera pas toujours le seul à se rendre compte du caractère renfermé et etriqué pour ne pas dire censuré de l'AppStore, par exemple que dire de l'émulateur Commodore 64 qui a d'abord été refusé au motif qu'il intégrait un interpréteur Basic et qui n'a été validé que lorsqu'il a été ravalé au rang d'émulateur ne gérant que certains jeux ... que penser de logiciels de traduction ou de dictionnaires refusés au motif qu'ils incluent des termes grossiers ou relatifs au sexe ? Aucun intérêt aux plateformes ouvertes hmmm ??
Je me souviens de l'époque ou les vrais fans de mac chantaient la larme à l'oeil "I think we're a clone now, there is no Jean-louis around" (ref. a Jean Louis Gassée ) ce qui se passe avec iPhone, iTunes et compagnie est sûrement bien loin de ce qu'ils avaient imaginé...
Quand on achète un Apple, on le fait sien en le personnalisant
Il me semble que c'est totalement l'inverse actuellement ceux qui veulent une machine perso se montent un PC eux même et les autres achètent un "beau" Mac tout blanc qu'il ne faut surtout pas modifier, le meilleur exemple ce sont les Mac intégrés à l'écran (ou vice-versa) ...
Et vous croyez vraiment qu'Apple a été retenu parce que "que le nom Apple sortait le premier dans l'annuaire" ? Un logo n'est jamais le fruit (sic) du hasard, surtout en ce qui concerne une entreprise qui pèse autant. Alors ne parlons pas de "historiquement", il s'agit de ne pas confondre histoire et légende de Jobs. Quant à l'intégration, franchement, combien de possesseurs de PC ont mis les mains dans le cambouis pour rajouter ne serait ce qu'un disque dur à leur machine ?
A l'époque Jobs n'avait que 16 ans et wozniak 21, donc je ne vois pas ce qu'il y'aurait d'étonnant à ce qu'ils aient choisi le nom pour sortir en premier dans l'annuaire, ou tout autre raison "légère", en tout cas j'imagines mal des gens de cet âge aller chercher aussi loin que des références à Adam et Eve et le fruit défendu de la connaissance... Effectivement je ne pense pas que le logo soit le fruit du hasard, une entreprise qui s'appelle APPLE qui choisit une pomme comme logo ne me semble pas imprévisible... Je les imagine bien avec comme logo une clé à molette ou une plume d'autruche... Concernant l'origine du choix du logo lui-même je n'y cherche justement aucune explication ésotérique ou liée à la "légende jobs" , le premier logo figurait une pomme sous laquelle se trouvait Newton (et non pas Adam ou Eve), ce logo fort artisitique au demeurant était trop complexe pour servir de logo et a été simplifié sous forme de pomme, ensuite evidemment le service marketing d'Apple revoit sans doute régulièrement la signification qu'ils veulent à leur logo mais cela ne change pas les raisons du choix du logo à l'origine, de nombreuses personnes y voient tour-à-tour des références à Alan Turing, voire au mouvement homosexuel dans sa version 'arc-en-ciel' je ne crois pas qu'il y ait besoin d'aller chercher si loin...
Pour ce qui est de la personnalisation des machines vous me retournez l'argument que peu d'utilisateurs PC mettent les mains dans le cambouis, sans doute, mais il y'en a quand même beaucoup plus que sur les machines Apple, et cela fait quand même beaucoup de gens sinon le marché des pièces détachées au détail ne serait pas aussi florissant qu'il ne l'est...
Il y a beaucoup plus d'utilisateurs de PC qui changent leur configuration que de possesseurs de Mac surtout parce que PC représente 90% du marché des ordinateurs personnels. Référence à Turing parce qu'il était homosexuel ? J'en doute fortement comme vous, on se souvient de lui pour autre chose que ses orientations en matière de sexe.
En revanche, je crois que Steve Jobs le magnifique serait très vexé que vous disiez de lui qu'à 16 ans il n'était pas capable de chercher des références aussi loin qu'Adam et Eve :) Je pense de toute façon que l'homme a construit une telle légende qu'on ne saura jamais vraiment la vérité, et que surtout on ne parlera pas des sujets qui fâchent ou très peu comme ses emprunts à Xerox pour Lisa...
Merci de votre commentaire qui continue le débat.
Bonjour,
Je suis assez deçu vous n'ayez pas fait un peu plus de recherches avant d'avancer des théories sur le logo d'Apple. Comme vous l'a dit le précédent lecteur le premier logo était un dessin à l'encre de Ron Wayne, un partenaire éphémère du début d'Apple, représentant Isaac Newton sous un arbre avec la fameuse pomme s'apprêtant à tomber.
En 1977 avant la sortie de l'Apple II la compagnie s'est aperçu que le logo était trop complexe et couteux pour une reproduction à grande échelle. Steve Jobs, Steve Wozniak et Mike Markkula firent donc appel à une agence de publicité et communication "Regis McKenna". Le logo fut alors développé par Rob Janoff, le directeur artistique, avec comme seule direction de Jobs " Ne le faites pas mignon ". Il proposa plusieurs versions avec et sans le morceau croqué craignant que Jobs trouve la version croquée trop "mignonne" . Pour la version colorée les bandes de couleurs viennent de la culture Hippie d'où provenait Jobs et Janoff.
Quand à l'allusion à Turing, je vous trouve un peu hautain en l'écartant car vous semblez ignorez que Turing est mort en croquant, vraisemblablement volontairement, une pomme empoisonnée au cyanure. Vous comprenez alors pourquoi l'association Informatique + pomme croquée + "rainbow flag" n'est pas aussi idiote que vous semblez le penser.
Pour en revenir à la signification du logo je cite le graphite Rob Janoff dans un interview de 2003 pour le site Creative Bits :
CB: What does the bite in the apple represents? Is it a reference to a computing term byte? Is it a reference to the biblical event when Eve bit into the forbidden fruit? Is the fruit itself referencing the discovery of gravity by Newton when an apple fell on his head while sitting under the tree?
RJ: They are really interesting, but I'm afraid it didn't have a thing to do with it. From a designer's point of view and you probably experienced this, one of the big phenomena is having the experience of designing a logo for whatever reasons you design it, and years later you find out supposedly why you did certain things. And, they are all BS. It's a wonderful urban legend. Somebody starts it and then people go "oh yeah, that must be it".
C'est bien dommage l'idée de l'article est intéressant mais me ne me semble pas assez approfondi.
PS Je précise que je ne suis pas un fan d'Apple mais un fan de design industriel, certain disent que c'est pire ;-)
Vous êtes fan de design industriel, ce qui est très louable, moi j'enseigne la communication de masse. Nous ne voyons pas les choses du même oeil, ce qui n'empêche pas le dialogue car nos approches peuvent être complémentaires. Souvent un logo évolue, à la fois dans sa forme, mais aussi dans son esprit. Jusqu'à présent, plusieurs commentateurs m'ont affirmé avec beaucoup de sérieux que je me trompais du tout au tout, et ont donné une autre signification au logo (qui d'ailleurs n'est pas le coeur de l'article). Ce qui importe en communication, c'est moins les intentions de l'émetteur que ce que perçoit le récepteur. Je me suis basé sur l'image globale d'Apple (objets de désir, supérieurs dans leur esprit à la concurrence et donc capacité de séduction par les possibilités qu'ils évoquent) pour donner une signification "perçue" au logo d'Apple. Après, l'historique que vous rappelez est intéressant, mais je ne crois pas une seconde au dédain de Rob Janoff. Et je suis désolé que mon article ne soit pas assez approfondi, il s'agit d'une contribution à un magazine, pas un travail universitaire. Si vous voulez plus profond, vous avez mes autres travaux, plus longs et plus ennuyeux j'en ai peur :) Merci pour votre commentaire, j'apprécie la critique constructive.
Cher Sandy,
Croyez-vous que je dise une énorme bêtise si j'imagine que deux jeunes gens de 16 et 21 ans aient pu avoir envie de "piquer" le nom de la société des Beatles, dont le succès tant artistique que commercial eut pu leur paraître de bon augure pour leur propre société ?
Très cordialement.
Je suis l'heureux propriétaire de plusieurs Macs et de plusieurs iPods.
Je dois dire qu'avec la ballado-diffusion (le "podcasting"), l'Ipod a
changé ma vie (de lecteur presse, de lecteur livre, d'auditeur, de téléspectateur).
Bien sûr tout ceci est faisable avec un PC, mais l'iPod est tellement simple,
tellement fonctionnel, tellement esthétique... Tout est tellement
é-vi-dent. Et ceci n'est qu'un exemple.
D'après l'article, posséder des objets de la marque Apple nous
transforment en membre d'une secte, d'une élite : il y a pire comme
sectes et comme élites...
C'est toujours amusant de se présenter à des inconnus, ou à des gens qui
ne connaissent rien au Mac, comme un fanatique ; c'est une façon de
tester leur esprit de tolérance.
L'école américaine dans laquelle j'enseignais offrait un Apple 2 à
chacun de ses professeurs. Comme je voulais des caractères accentués
(pour écrire le français), et ce, de façon plus simple que sur un PC
(des caractères plutôt verdâtres à l'époque), le chef du département
Informatique m'a attribué d'office un Mac +... C'est ainsi que tout a
commencé.
Par contre je n'ai pas d'Iphone. Outre son prix (1327€ pour 24 mois avec
2 heures de téléphonie), c'est surtout son DAS (Débit d'absorption
spécifique) qui m'arrête : 1,1W/k.
Je me contente d'un Samsung SGH-P250 avec un DAS de 0,4.
Pour les aficionados, je signale à leur aimable attention que Steve Jobs
fait sa rentrée aujourdhui le 9 septembre ; il va annoncer lors d'une
conférence (chez Apple on dit "Keynote"), le lancement de nouveaux
produits. Et peut être le plus attendu : la tablette Mac, une sorte
d'iPodTouch au format 15".
Allons, un peu d'humour, lorsque je parle de culte il ne faut pas nécessairement le prendre au premier degré (même si les analyses des IRM de Lindstrom sont parlantes). C'est peut être ce qui manque à Apple, l'humour, ou la capacité de ne pas se prendre trop au sérieux. Quant à parler de tolérance, je vous laisse apprécier les publicités d'Apple contre les PC...
Merci pour votre commentaire.
Je fais partie des gens que les fans d'Apple font bien rire, mais il faut reconnaître que Steve et sa bande ont compris très tôt (entre autres) l'importance du logiciel. Fabriquer de bons logiciels est un métier relativement récent, et l'échec de ceux qui n'ont pas compris que c'est un vrai métier (avec ses génies) est patent. Lorsque mon mobile Nokia, qui a beaucoup de qualités par ailleurs, me propose d'envoyer des coordonnées GPS par SMS, puis m'affiche "format incompatible", les bras m'en tombent.
Ceci dit Apple a trouvé son rival avec Google, qui ne voudrait vivre dans le nuage ? Côté religieux la proposition est de celles qui ne se refusent pas.
Article sympa, même si je doute fortement de l'interprétation du logo et du "i". A l'époque du choix d'Apple, c'était la mode d'avoir des fruits... je me rappelle Acorn (marque anglaise en avance sur Apple à l'époque), Apricot, etc. Quand au "i", c'est plutôt la déclinaison du "e" de "electronic", très à la mode il y a une dizaine d'années... IBM avait aussi utilisé ce sigle.
Mais peu importe, on ne peut nier le pouvoir d'attraction de ces belles machines. Pour autant, pour la plupart des utilisateurs avertis, il y a eu jusqu'ici de trop nombreux facteurs empêchant la conversion : prix trop élevé par rapport à la puissance brute de la machine, difficulté de modifier le hardware (trop limité en choix), jeux sortant en retard, peu de logiciels piratés en circulation dans les écoles... Toutes ces limites sont progressivement tombées ou sont remises en cause depuis la sortie du système X, et il ne reste qu'à accepter la construction de Mac sous licence pour franchir le dernier pas qui verra les bricoleurs passer au Mac.
Pour les autres, l'intérêt du Mac est justement de ne pas bricoler et d'avoir une machine "foolproof" dont l'esthétique est particulièrement valorisante.
Je veux bien que vous m'expliquiez comment le "i" serait "la déclinaison du "e" de "electronic", très à la mode il y a une dizaine d'années". Pourquoi "i", et pas "a", "o" ou "m" ?
Merci pour votre commentaire sympa :)
C’est sympa que l’auteur de l’article réponde à tous les commentaires, je trouve cela très sérieux et respectueux des lecteurs … à moins que cela ne soit du bon marketing, comme Apple ;)
Ce qui est frappant chez les utilisateurs de cette marque, c’est la perte de tout esprit critique quand il s’agit de leur dernière babiole : en cela, la référence à la religion est assez bien vue. Car enfin, qui de normalement constitué supporterait, avec le sourire en plus, de passer par itunes, logiciel lourd et insipide, pour gérer son multi-média ? Qui supporterait de payer ces prix pour des ordinateurs qui n’apportent réellement rien de plus par rapport à un Dell ou un Sony mais qui ne fait qu’enfermer son utilisateur dans un carcan et une dictature Apple que même Bill Gates n’aurait pas osé imaginer pour MS dans ses rêves les plus fous ?
Il est vrai, je pense, qu’un acheteur Apple essaie de personnaliser son joujou mais cela reste de la personnalisation superficielle : la grande majorité des possesseurs de Mac sont incapables de changer un disque dur, même d’ajouter une barette de RAM. Alors, on ajoute 2-3 widgets et on a « son » Mac.
Quant au design, un produit Apple est beau, c’est vrai. Comment reconnaitre un produit de la marque ? une merde aux côtés arrondis, couleur alu et une pomme au dos.
C'est pas sympa de subodorer que je fais du marketing, j'écris sur des sujets qui m'intéressent et donc je participe au débat qui s'ensuit qui m'intéresse tout autant. Comme vous, je trouve iTunes ridicule, mais je continue de tester un Apple pour me faire une idée par rapport à mon PC sous Vista et mon autre sous Linux. Quant à la personnaiisation superficielle, j'ai parlé de Barbie, c'est dire que je trouve cela aussi un peu léger, mais finalement autant que changer de disque dur... Je pense qu'il s'agit d'un tout autre univers, que j'ai du mal à comprendre (sauf pour l'iTouch que je trouve extraordinaire et qui n'a pas d'équivalent) mais qui n'est pas inintéressant (d'où l'article). Merci de votre commentaire, à moins que vous ne fassiez du marketing pour Microsoft ? :)
Pour ceux qui acceptent un peu d'humour sur Apple : http://www.theinternetnowinhandybookform.com/schmapple/#