Mondial 2014 / Sports

Le 25 mai, le football espagnol détiendra les quatre plus grands trophées

Temps de lecture : 2 min

L'équipe d'Espagne après sa victoire face à l'Italie en finale de l'Euro à Kiev le 1er juillet 2012. REUTERS/Kai Pfaffenbach.
L'équipe d'Espagne après sa victoire face à l'Italie en finale de l'Euro à Kiev le 1er juillet 2012. REUTERS/Kai Pfaffenbach.

De nombreux observateurs annoncent depuis plusieurs mois la fin d'un cycle pour le football espagnol. L'équipe nationale, qui domine le foot mondial depuis 2008, serait moins toute-puissante qu'à ses grandes heures. En témoigne sa cote chez les bookmakers, qui n'en font «que» leur quatrième favori pour la Coupe du monde, derrière, dans l'ordre, le Brésil, l'Argentine et l'Allemagne.

Du côté du FC Barcelone, autrefois meilleur club d'Europe incontesté avec trois Ligues des champions entre 2006 et 2011, mais qui n'a plus atteint la finale depuis trois ans, l'expression «fin de cycle» revient aussi avec insistance, ce qui a le don d'énerver ses cadres comme Andres Iniesta.

Mais un chiffre devrait remonter le moral des Espagnols et faire taire, au moins pendant quelques semaines, les défenseurs de la thèse du déclin: le 25 mai, le pays détiendra les quatre trophées les plus importants pour une nation européenne (la Copa Libertadores, équivalent de la Ligue des champions en Amérique du Sud, peut-être considérée comme plus prestigieuse que la Ligue Europa, et la Copa America est l'équivalent de l'Euro).

La finale de La Ligue des champions opposera en effet ce jour là deux clubs espagnols, l'Atletico Madrid et le Real Madrid, et accouchera donc d'un champion natif de l'autre côté des Pyrénées. Ajoutez à cela la récente victoire du FC Séville en finale de la Ligue Europa, et le fait que l'Espagne soit double tenante du titre de l'Euro et championne du monde en titre, et il devient un peu plus difficile de parler de déclin espagnol, du moins jusqu'à la finale de la Coupe du monde le 13 juillet prochain. Même si, bien sûr, l'Atletico, le Real et Séville sont très loin de ne compter que des joueurs espagnols...

L'Espagne avait déjà détenu, pendant dix jours, les quatre trophées en 2012. Alors que l'équipe nationale était déjà championne d'Europe et du monde, l'Atletico Madrid avait gagné, le 9 mai, la finale de l'Europa League, alors que le FC Barcelone était encore tenant du titre de la Ligue des champions jusqu'à la victoire de Chelsea, le 19 mai.

L'Allemagne championne d'Europe et du monde a elle aussi détenu les quatre trophées pendant un an entre 1975 et 1976 (le Borussia Moenchengladbach et le Bayern Munich ayant respectivement remporté la Coupe de l'UEFA et la Coupe des clubs champions), mais il existait à l'époque une troisième compétition européenne de clubs, la Coupe des vainqueurs de coupe, qui n'était pas aux mains d'un club allemand.

Grégoire Fleurot Journaliste

Newsletters

«Nation branding»: comment tirer vraiment profit de l'organisation d'une Coupe du monde

«Nation branding»: comment tirer vraiment profit de l'organisation d'une Coupe du monde

Organiser un Mondial ou des Jeux olympiques n'est pas rentable, mais peut entraîner des bénéfices en termes de diplomatie publique... à condition de bien s'y prendre.

De quoi souffrirez-vous au retour de la Coupe du monde?

De quoi souffrirez-vous au retour de la Coupe du monde?

Atteintes dermatologiques, maladies gastro-intestinales, fièvres... Le pire moment du Mondial, c'est le retour.

Le Qatar peut encore faire comme la Colombie en 86: renoncer au Mondial

Le Qatar peut encore faire comme la Colombie en 86: renoncer au Mondial

La Colombie aurait dû organiser la Coupe du monde en 1986. Mais en 1982, elle y a renoncé, largement encouragée par la FIFA qui s’était rendu compte de son erreur. Même histoire et «modus operandi» pour le Qatar et la Coupe du monde 2022?

Newsletters