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Sotchi, nouvelle ville olympique à l'abandon

Camille Jourdan, mis à jour le 29.03.2014 à 10 h 11

Sotchi / Republic of Korea via Flickr CC License By

Sotchi / Republic of Korea via Flickr CC License By

Un mois après la fin des Jeux olympiques d’hiver, Sotchi est déjà à l’abandon. Pour preuve, les photos du blogueur Alexander Valov sur Blogsochi, que publie également le site Roads and Kingdoms.

Pour accueillir ces JO, la station balnéaire avait subi des travaux considérables: construction d’infrastructures sportives –des stades olympiques au «palais des sports de glace» pour le patinage– mais aussi de complexes hôteliers et de réseaux de transports. Le Monde répertoriait ces chantiers un peu avant l’ouverture des Jeux.

Tous ces efforts, qui ont coûté, rappelons-le, 37 milliards d’euros [*], pour une période de gloire qui pourrait bien se limiter à deux semaines: le temps des jeux olympiques d’hiver, du 7 au 23 février 2014. Et maintenant?

Sotchi devait accueillir un sommet du G8 les 4 et 5 juin prochains. De quoi attirer une nouvelle fois l’attention des médias pendant quelques jours. Mais les plans ont changé: pour sanctionner la Russie et son annexion de la Crimée, les autres membres du G8 ont annulé cette rencontre.

Le prochain événement d’ampleur internationale est prévu pour octobre prochain. Sotchi devrait être la première ville russe à accueillir un Grand Prix de Formule 1.

Roads and Kingdoms s’interroge: les touristes de la station balnéaire seront-ils «assez nombreux» pour rentabiliser les sommes astronomiques dépensées à Sotchi. Rempliront-ils par exemple les 50.000 chambres d’hôtels installées avant les Jeux?

En attendant, c’est une ville à l’abandon qu’Alexandre Valov présente dans ses photos. Les routes commencent visiblement déjà à se dégrader, les ordures ne sont pas ramassées, les rues sont désertes.

Il semble probable que la ville finisse comme beaucoup d’autres des sites organisateurs des JO, d’hiver comme d’été: en «ville fantôme», tombée  l’abandon. Métro l’évoquait déjà alors même que les Jeux n’étaient pas terminés à Sotchi. En effet, à Berlin (JO de 1936), Helsinki (1952), ou encore Sarajevo (1984), Turin (JO de 2006), ou Athènes (JO de 2004), les infrastructures déployées pour les Jeux Olympiques sont aujourd’hui au moins en partie abandonnées.

C.J.

* Article mis à jour le 29/03/2014. Nous avions écrit par erreur que les Jeux avaient coûté 37 millions. C'est bien 37 milliards d'euros comme nous l'expliquions ici. Retourner à l'article

Camille Jourdan
Camille Jourdan (139 articles)
Journaliste
SarajevoHelsinkiBerlinukraineG8
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