Partager cet article

Tinder, l'application préférée des athlètes au village olympique de Sotchi

Jamie Anderson avec sa médaille d'or du slopestyle féminin le 9 février 2014, REUTERS/Shamil Zhumatov

Jamie Anderson avec sa médaille d'or du slopestyle féminin le 9 février 2014, REUTERS/Shamil Zhumatov

C'est presque devenu un marronnier des Jeux olympiques, et il n'aura fallu que cinq jours pour que le sujet refasse surface dans les médias pour l'édition 2014 à Sotchi: le sexe au village olympique.

C'est la snowboardeuse américaine Jamie Anderson qui a lancé les hostilités cette année en révélant au magazine US Weekly qu'elle-même et ses amies athlètes passaient une bonne partie de leur temps libre sur l'application de rencontres en ligne Tinder:

«Tinder au village olympique, c'est une autre dimension. Il n'y a que des athlètes! Dans le village de montagne, il n'y a que des athlètes. C'est hilarant. Et il y a des beaux gosses.»

Jamie Anderson avoue elle-même qu'elle a dû prendre des décisions drastiques pour rester compétitive:

«A un moment, j'ai dû me dire "OK, c'est beaucoup trop distrayant." J'ai effacé mon compte pour me concentrer sur les Jeux olympiques.»

Le site Gawker souligne que cette stratégie a plutôt bien marché pour Jamie Anderson, qui a décroché la médaille d'or du Slopestyle féminin dimanche 9 février.

Lors des JO de 2012 à Londres, ESPN avait consacré un long article avec de nombreux témoignages d'athlètes aux «secrets cochons» des villages olympiques. Le nageur américain Ryan Lochte, qui participait à ses troisièmes Jeux olympiques, y estimait que le sexe concernait habituellement «entre 70% et 75% des olympiens». Le gardien de but de l’équipe féminine américaine de football donnait son explication du phénomène:

«Les athlètes sont des extrémistes. Quand ils s’entraînent, c’est à fond. Quand ils sortent boire un verre, c’est 20 verres. Lors d’une expérience unique, vous voulez vous créer des souvenirs, qu’il s’agisse de sexe, de fête ou de sport. J’ai vu des gens faire l’amour en plein air. Sur le gazon, entre les bâtiments...»

Quoi qu'il en soit, les athlètes peuvent s'estimer heureux d'avoir la possibilité de faire des rencontres sur Tinder à Sotchi. Lundi 3 décembre, le site gay Towleroad rapportait que l'application de rencontres homosexuelles russe Hunters (qui fonctionne sur le même principe que Grindr) a été victime d'une attaque informatique ayant bloqué le service à Sotchi et supprimé des milliers de comptes utilisateurs à travers le pays. Les utilisateurs ont reçu un message les prévenant qu'ils allaient être arrêtés pour propagande homosexuelle.

Vous devez être membre de Slate+ et connecté pour pouvoir commenter.
Pour devenir membre ou vous connecter, rendez-vous sur Slate+.
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte